Aux victimes silencieuses
J'ai des chaînes aux pieds qui me relie à lui,
Souvent son visage et nos actes me hantent la nuit,
L'évitement et les douches ne nettoient rien,
Je me sens toujours maintenue par ce lien ...
Des années plus tard... ma peau se souvient encore
Des actes odieux, de la honte qui hante mon coprs
Insidieux, immonde, le pervers a réussi
Nous sommes devenus notre propre ennemi
Certain, il nous condamne à ne rien répéter
Effrayé, il nous retire innocence et intégrité,
Silence devient synonyme de souffrance
Tranchante douleur de la délivrance,
En nous, danse dégoût honte et indécence
Un amas noir de cendres recouvre les plaies fumante
L'eau qui ruisselles reste sale et n'a rien d'apaisante
L'agréable est interdit pour cette âme qui se punit
L'agréable est proscrit, il ne faudrait pas qu'on oublie
Souvent son visage et nos actes me hantent la nuit,
L'évitement et les douches ne nettoient rien,
Je me sens toujours maintenue par ce lien ...
Des années plus tard... ma peau se souvient encore
Des actes odieux, de la honte qui hante mon coprs
Insidieux, immonde, le pervers a réussi
Nous sommes devenus notre propre ennemi
Certain, il nous condamne à ne rien répéter
Effrayé, il nous retire innocence et intégrité,
Silence devient synonyme de souffrance
Tranchante douleur de la délivrance,
En nous, danse dégoût honte et indécence
Un amas noir de cendres recouvre les plaies fumante
L'eau qui ruisselles reste sale et n'a rien d'apaisante
L'agréable est interdit pour cette âme qui se punit
L'agréable est proscrit, il ne faudrait pas qu'on oublie
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3 commentaires
capucine812 · le samedi 6 juillet 2024 à 22:06
Je suis très touchée par votre texte il faut un certain courage pour décrire ce ressenti
Merci pour votre partage
Bonne soirée
Capucine
Rachelle · le dimanche 7 juillet 2024 à 11:16
imparfaitlibre · le lundi 8 juillet 2024 à 12:59
Un poème qui me touche beaucoup car, si dans ma vie je n'ai pas subi de violence physique, j'ai connu d'autres violences, celles du harcèlement moral qui vous poussent jusqu'à la tentative de suicide et qui, comme tu le dis avec force et douleur, vous poursuit tout me reste de votre vie tant la pression est toujours présente dans le coeur, le corps et l'esprit et, il faut parfois presque rien pour que la cocotte explose à nouveau.
Il y a maintenant 18 ans que je me suis éloignée de mon bourreau mais je sais que le passé est toujours là car je ne peux l'évoquer sans pleurer de tristesse mais aussi de honte, la honte d'avoir accepté pendant aussi longtemps et la honte aussi de ne pas avoir eu la force d'y mettre fin autrement que par la fuite.
J'ai réussi à retrouver un certain équilibre mental en écrivant. L'écriture est une sorte de confessionnal dans lequel on ose tout dire.
Merci pour la sincérité de tes mots et pour cette confession.
Belle journée à toi Miles
Amitiés et bises
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