Passé paysagesque
Par une étrange soirée d'été,
La peinture de la Biaule
De ma chambre ai longtemps contemplé.
Le charmant bocage à l'horizon
Peint une fraîcheur nouvelle.
Le vent souffle à en perdre raison.
Parmi les lointains buissons et champs
Foule l'herbe menue un enfant
Rêveur, le temps baigne sa tête nue.
L'enfant s'éloigne sans un regard,
Il ne m'a jamais vu ni connu
Et m'abandonne dans un brouillard.
Dans son long chemin vers l'avenir
Mon lointain aïeul a égaré
Quelques photos, quelques souvenirs
Qui se noieront dans son passé.
Séparés à jamais par le temps,
Réunis par le même sang,
La peinture de la Biaule en été
De cette chambre avons contemplé
La peinture de la Biaule
De ma chambre ai longtemps contemplé.
Le charmant bocage à l'horizon
Peint une fraîcheur nouvelle.
Le vent souffle à en perdre raison.
Parmi les lointains buissons et champs
Foule l'herbe menue un enfant
Rêveur, le temps baigne sa tête nue.
L'enfant s'éloigne sans un regard,
Il ne m'a jamais vu ni connu
Et m'abandonne dans un brouillard.
Dans son long chemin vers l'avenir
Mon lointain aïeul a égaré
Quelques photos, quelques souvenirs
Qui se noieront dans son passé.
Séparés à jamais par le temps,
Réunis par le même sang,
La peinture de la Biaule en été
De cette chambre avons contemplé
5 commentaires
Marie-Claude ( scarlatine) · le lundi 2 mars 2015 à 09:42
un poème aussi charmant qu'élégant
j'aime beaucoup ces photos souvenirs
bravo l'exercice n'était pas facile
amitié
très belle journée
domidom · le lundi 2 mars 2015 à 13:38
Amitiés, Domie...
Marie-Claude ( scarlatine) · le lundi 2 mars 2015 à 14:35
je ne pense pas mériter ton admiration !
amitié
très belle journée
Milkyway · le dimanche 15 mars 2015 à 15:51
A Domie : Je pense que l'homme est toujours tourné vers le passé pour envisager l'avenir. Dans ce poème, je désignais en fait un aïeul hypothétique, que je n'ai connu, ceux qui nous précèdent et dont nous ne savons pourtant rien.
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 15 mars 2015 à 18:35
Me voici à lire ton poème. J'en lirai d'autre rassure-toi.
Marie-Claude, parle "d'élégance" pour qualifier ton écrit. Oui. Et ce poème est aussi "humble et dépouillé". Je m'explique : il va à l'essentiel. L'évocation de souvenirs qui surgissent est toujours quelque chose de personnel. Alors il faut faire ressortir le ressenti. Et puis, il y a cette petite touche d'interrogation : l'enfant. Qui est cet enfant ? Tu peut-être, qui voit l'espace d'un instant ou toujours s'éloigner ce que tu fus. Mais, ce n'est pas grave, IL a laissé près de toi d'éternels souvenirs.Tu ne le sais peut être pas encore, mais ces souvenirs ils t'accompagneront à jamais.
Merci pour cet écrit délicat Milkyway. Au plaisir de me plonger de nouveau dans ta Voie Lactée pour découvrir d'autres émotions. Bien à toi. Amicalement. Philip
(mespoemes.net/philipchevalier)
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