La mare au hasard

Dans l'azur sillonné des chants mélodieux
Où l'Aurore amusée danse en étoile blonde,
Les Muses adorées crient les rumeurs du Monde
Dans la mare des dieux, ouverture des cieux.
Ivres de l'ambroisie de ces propos mystiques,
Les aèdes choisis exclamaient gracieux
Des vapeurs marines les éclats furieux
Et des mystères évanouis les mots fantastiques
Dans la mare ouatée et ses remous d'écume
Surgit splendide, une Vénus, vision magique
Dont l'extrême beauté constelle un ciel tragique :
Le poète-phénix perd ses mots dans sa plume.
Au bord du marais et ses contours narcissés,
il découvre bleuté son visage de brume ;
les mousses humides miroitent l'amertume
De l'impossible union des tréfonds abyssés.
Où court donc le sens de la mare ?
Les algues boueuses cerclent les nénuphars
Défraîchis de l'histoire
Le poète plonge et s'oublie mémoire
L'eau vaseuse pénètre sa peau
Son corps rame dans les âcres flots
Il n'y a que les verts nymphéas
Qui s'implosent en pourpres achilleas
Regardons l'opaque surface de la mare
Où s'irisent cendrés
Les sentiers bitumés
Les formes bouteillées de blattes blafardes
Les pavés concentriques
S'alignent en ondes liquides
Aussi mobiles
Qu'une photo animée
Alors l'enfant grandi se lève
Dans la mare au hasard
Où l'Aurore amusée danse en étoile blonde,
Les Muses adorées crient les rumeurs du Monde
Dans la mare des dieux, ouverture des cieux.
Ivres de l'ambroisie de ces propos mystiques,
Les aèdes choisis exclamaient gracieux
Des vapeurs marines les éclats furieux
Et des mystères évanouis les mots fantastiques
Dans la mare ouatée et ses remous d'écume
Surgit splendide, une Vénus, vision magique
Dont l'extrême beauté constelle un ciel tragique :
Le poète-phénix perd ses mots dans sa plume.
Au bord du marais et ses contours narcissés,
il découvre bleuté son visage de brume ;
les mousses humides miroitent l'amertume
De l'impossible union des tréfonds abyssés.
Où court donc le sens de la mare ?
Les algues boueuses cerclent les nénuphars
Défraîchis de l'histoire
Le poète plonge et s'oublie mémoire
L'eau vaseuse pénètre sa peau
Son corps rame dans les âcres flots
Il n'y a que les verts nymphéas
Qui s'implosent en pourpres achilleas
Regardons l'opaque surface de la mare
Où s'irisent cendrés
Les sentiers bitumés
Les formes bouteillées de blattes blafardes
Les pavés concentriques
S'alignent en ondes liquides
Aussi mobiles
Qu'une photo animée
Alors l'enfant grandi se lève
Dans la mare au hasard
3 commentaires
LucLéon · le dimanche 10 juillet 2016 à 16:31
domidom · le lundi 11 juillet 2016 à 16:51
J'ai adoré les 4 premiers quatrains, avec une prosodie presque parfaite, dommage d'avoir changé de style... Ceci-dit, votre mare au hasard est d'une superbe inspiration...
J'aime..
Domie
milkyway · le vendredi 15 juillet 2016 à 19:16
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.