Harraga*
Sur mon radeau d'infortune
Au gré d'une mer en furie
Sans pain et sans eau
Le coeur écorché
Et les rêves en pointillés
Je rame l'espoir engourdi
Vers un monde meilleur
Où le soleil aura le goût du miel
Où l'air respirera l'amour
Où c'est toujours le printemps.
Sur mon radeau d'infortune
Bercé de mes rêves impuissants
Mon coeur s'entête à suivre sa cadence
Au rythme des vagues impassibles
Vers un monde meilleur
Où je ne serai pas invisible
Où enfin j'existerai.
Sur mon radeau d'infortune
Je repousse les frontières de mon monde
Je retrace la courbe de mon destin
J'étouffe la voix de ma conscience
Et je m'en remets aux gouffres amers.
Sur mon radeau d'infortune
Loin de mes amis et des autres
Seul coupé du monde
Je regarde mon phare s'éloigner
Et je me dis le coeur éploré:
Faut-il partir pour exister?
Faut-il mourir pour vivre?
Sur mon radeau d'infortune
Qui prend l'eau de partout
Je m'étends morne épuisé las
Je regarde le ciel obstinément bleu
Une dernière fois pour me rassurer
Et je ferme les yeux.
Sur un radeau d'infortune
Dérivant au large de l'espoir
Gît un corps sans vie sans port
Mi-enfant mi-homme
Une victime du sort
Dont le rêve était d'exister.
*Harraga: mot populaire signifiant "passagers clandestins".
Au gré d'une mer en furie
Sans pain et sans eau
Le coeur écorché
Et les rêves en pointillés
Je rame l'espoir engourdi
Vers un monde meilleur
Où le soleil aura le goût du miel
Où l'air respirera l'amour
Où c'est toujours le printemps.
Sur mon radeau d'infortune
Bercé de mes rêves impuissants
Mon coeur s'entête à suivre sa cadence
Au rythme des vagues impassibles
Vers un monde meilleur
Où je ne serai pas invisible
Où enfin j'existerai.
Sur mon radeau d'infortune
Je repousse les frontières de mon monde
Je retrace la courbe de mon destin
J'étouffe la voix de ma conscience
Et je m'en remets aux gouffres amers.
Sur mon radeau d'infortune
Loin de mes amis et des autres
Seul coupé du monde
Je regarde mon phare s'éloigner
Et je me dis le coeur éploré:
Faut-il partir pour exister?
Faut-il mourir pour vivre?
Sur mon radeau d'infortune
Qui prend l'eau de partout
Je m'étends morne épuisé las
Je regarde le ciel obstinément bleu
Une dernière fois pour me rassurer
Et je ferme les yeux.
Sur un radeau d'infortune
Dérivant au large de l'espoir
Gît un corps sans vie sans port
Mi-enfant mi-homme
Une victime du sort
Dont le rêve était d'exister.
*Harraga: mot populaire signifiant "passagers clandestins".
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6 commentaires
belady (myriam ) · le samedi 8 décembre 2007 à 15:22
mouloudi · le samedi 8 décembre 2007 à 15:41
Taj · le samedi 8 décembre 2007 à 16:42
Dago Laborel · le samedi 8 décembre 2007 à 18:03
Michel (Signes de Vie) · le dimanche 9 décembre 2007 à 11:29
paulette · le dimanche 9 décembre 2007 à 22:17
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