Oiseaux de malheur migrateurs
Ils ont le coeur à bâbord
Mais la tête à tribord
Cales pleines à ras bord
Mille milliards de sabords
Les voilà, marchands de mort
Passeurs sans aucun remord
Et vous voilà geignant encore
Hurlant ; "étrangers dehors !"
Dans des épaves flottantes
Ces victimes sanglotantes
Fuyant l'enfer et la guerre
Instinct de survie grégaire
Déjà sous la vague chavire rafiot
Ils n'auront plus besoin de fafiots.
Quand l'horreur les glace d'effroi
Car plus jamais ils n'auront froid
Plus de trente trois mille migrants
Ont connu même sort si flagrant
Leurs corps tapissent Méditerranée
Loin de leurs rêves fous et surannés
D'autres par chance ont pu traverser
Ignorant la haine qui leur est réservée
Ils croyaient atteindre l'Eldorado
Et là coup de poignard dans le dos
Les arrestations, les camps, la rue
L'enfer qui continue, soleil disparu
Toujours la galère la misère la faim
Comme dans un engrenage sans fin
Ils ont le coeur à bâbord
Mais la tête à tribord
Cales pleines à ras bord
Mille milliards de sabords
Je pourrais écrire encore
Des strophes sans corps
Plein de regrets et remords
Pour fantômes vivants et morts
Honte pour notre humanité
On y a gommé la fraternité
Égoïsme peur de l'étranger
Quand allons-nous changer ?
La Mouche 15/11/2017
Mais la tête à tribord
Cales pleines à ras bord
Mille milliards de sabords
Les voilà, marchands de mort
Passeurs sans aucun remord
Et vous voilà geignant encore
Hurlant ; "étrangers dehors !"
Dans des épaves flottantes
Ces victimes sanglotantes
Fuyant l'enfer et la guerre
Instinct de survie grégaire
Déjà sous la vague chavire rafiot
Ils n'auront plus besoin de fafiots.
Quand l'horreur les glace d'effroi
Car plus jamais ils n'auront froid
Plus de trente trois mille migrants
Ont connu même sort si flagrant
Leurs corps tapissent Méditerranée
Loin de leurs rêves fous et surannés
D'autres par chance ont pu traverser
Ignorant la haine qui leur est réservée
Ils croyaient atteindre l'Eldorado
Et là coup de poignard dans le dos
Les arrestations, les camps, la rue
L'enfer qui continue, soleil disparu
Toujours la galère la misère la faim
Comme dans un engrenage sans fin
Ils ont le coeur à bâbord
Mais la tête à tribord
Cales pleines à ras bord
Mille milliards de sabords
Je pourrais écrire encore
Des strophes sans corps
Plein de regrets et remords
Pour fantômes vivants et morts
Honte pour notre humanité
On y a gommé la fraternité
Égoïsme peur de l'étranger
Quand allons-nous changer ?
La Mouche 15/11/2017
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6 commentaires
Lydie Pierrard · le jeudi 16 novembre 2017 à 00:44
Amitiés. Lydie.
joey de provence · le jeudi 16 novembre 2017 à 06:22
Lydie Pierrard · le jeudi 16 novembre 2017 à 13:16
La Mouche Nounouche · le jeudi 16 novembre 2017 à 17:17
Lesmotsbleus · le jeudi 16 novembre 2017 à 22:41
La Mouche Nounouche · le jeudi 16 novembre 2017 à 23:44
Si tu as des origines espagnoles tu dois aimer Lény Escudero, un homme sage avec qui j'ai eu le bonheur de converser lorsque j'étais ado (un grans souvenir riche en enseignement)
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