Machine à décrire
Sur son ruban quelques lettrines
Loin de ces aguichantes vitrines
Les lettres y dansent en équilibre
Je les usine souvent en vers libres
Ma machine n'est pas ordinaire
Elle tape des mots imaginaires
Qui glissent comme le traîneau
En bout de piste ou de piano
Ponctuant ainsi le scénario
Quand tintinnabule le chariot.
Mon tac tac du dactylographe
Vaut bien tous les sonagraphes
Les pensées accourent au clavier
Comme un crissement sur gravier
Les mots glissent et dérapent
Attention à la faute de frappe
Car ici toute erreur est fatale
Pour la feuille elle est létale
Direction poubelle et rebelote
On s'en mettrait des calottes
Quand c'est en fin de page
Qu'on fulmine qu'on enrage.
On a relégué nos machines à écrire
Et l'histoire on ne va plus réécrire
Pas facile de ravaler le postillon
Tant le souvenir me parle tatillon
Je garde ce bruit dans l'oreille
L'inspiration n'est plus pareille
Sur l'ordinateur avec ses corrections
On trahit les mots saillis en érection
L'ordi est le viagra de la poésie
Et moi je crierais bien à l'hérésie
Devant des exercices de fornication
Hâtifs sans réflexion ni maturation.
La Mouche 12/12/2017
Loin de ces aguichantes vitrines
Les lettres y dansent en équilibre
Je les usine souvent en vers libres
Ma machine n'est pas ordinaire
Elle tape des mots imaginaires
Qui glissent comme le traîneau
En bout de piste ou de piano
Ponctuant ainsi le scénario
Quand tintinnabule le chariot.
Mon tac tac du dactylographe
Vaut bien tous les sonagraphes
Les pensées accourent au clavier
Comme un crissement sur gravier
Les mots glissent et dérapent
Attention à la faute de frappe
Car ici toute erreur est fatale
Pour la feuille elle est létale
Direction poubelle et rebelote
On s'en mettrait des calottes
Quand c'est en fin de page
Qu'on fulmine qu'on enrage.
On a relégué nos machines à écrire
Et l'histoire on ne va plus réécrire
Pas facile de ravaler le postillon
Tant le souvenir me parle tatillon
Je garde ce bruit dans l'oreille
L'inspiration n'est plus pareille
Sur l'ordinateur avec ses corrections
On trahit les mots saillis en érection
L'ordi est le viagra de la poésie
Et moi je crierais bien à l'hérésie
Devant des exercices de fornication
Hâtifs sans réflexion ni maturation.
La Mouche 12/12/2017
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4 commentaires
Rêveuse · le mercredi 13 décembre 2017 à 08:22
Mais j'aime bien mon PC !
bonne journée et merci du partage
La Mouche Nounouche · le mercredi 13 décembre 2017 à 15:41
joey de provence · le dimanche 17 décembre 2017 à 05:50
La Mouche Nounouche · le dimanche 17 décembre 2017 à 11:41
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