Tableau d'enfance

Mais où sont nos tableaux noirs
Qui d'ailleurs étaient bien verts ?
Mais où sont passés les beaux vers
Tracés à la craie blanchie d'espoir ?
La stance gravée au matin
Voire une morale en latin
"Aléa Jacta Est" jeté en pâture
A réécrire propre et sans rature
Même sur nos cahiers de brouillon
Fallait s'appliquer pas être souillon
La plume sergent major dans l'encrier
La sortie en récré en rangs sans crier
On allait à l'école en sautant les flaques
A pied sans portes de voiture qui claquent
On chantait écoutant les oiseaux en chemin
Même si le froid parfois gelait nos mains.
La joue rougie quand on n'était pas sage
On ne répétait pas deux fois le message
Je me rappelle aussi les enfants du voyage
Qu'on accueillait curieux lors de leur passage
Le poêle à charbon comme point de repère
Il me souvient la blouse grise de mon père
Rentrant à l'école regard presque austère
Barbe taillée, sourire ôté, mutant mystère
Les cartes de géographie avec des oeillets
Le préau en fond de cour pour les douillets
Mais aussi les cordes pour la gym à monter
De nos écoles il nous reste tant à raconter
Comme des madeleines de Proust
Mais assez de nostalgie allez ouste !
Je suis un cancre de la buissonnière
Et comme je ne pouvais alors la faire
Je la fais aujourd'hui à ma manière
En prenant soin de ma révolte parfaire.
Plus personne n'oserait me botter les fesses
Jamais le gars de la laïque n'ira à confesse.
La Mouche 27/01/2018
Qui d'ailleurs étaient bien verts ?
Mais où sont passés les beaux vers
Tracés à la craie blanchie d'espoir ?
La stance gravée au matin
Voire une morale en latin
"Aléa Jacta Est" jeté en pâture
A réécrire propre et sans rature
Même sur nos cahiers de brouillon
Fallait s'appliquer pas être souillon
La plume sergent major dans l'encrier
La sortie en récré en rangs sans crier
On allait à l'école en sautant les flaques
A pied sans portes de voiture qui claquent
On chantait écoutant les oiseaux en chemin
Même si le froid parfois gelait nos mains.
La joue rougie quand on n'était pas sage
On ne répétait pas deux fois le message
Je me rappelle aussi les enfants du voyage
Qu'on accueillait curieux lors de leur passage
Le poêle à charbon comme point de repère
Il me souvient la blouse grise de mon père
Rentrant à l'école regard presque austère
Barbe taillée, sourire ôté, mutant mystère
Les cartes de géographie avec des oeillets
Le préau en fond de cour pour les douillets
Mais aussi les cordes pour la gym à monter
De nos écoles il nous reste tant à raconter
Comme des madeleines de Proust
Mais assez de nostalgie allez ouste !
Je suis un cancre de la buissonnière
Et comme je ne pouvais alors la faire
Je la fais aujourd'hui à ma manière
En prenant soin de ma révolte parfaire.
Plus personne n'oserait me botter les fesses
Jamais le gars de la laïque n'ira à confesse.
La Mouche 27/01/2018
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5 commentaires
Susan (Coquelicot ) · le dimanche 28 janvier 2018 à 06:18
Tu nous as écrit de bien jolis vers qui m'ont rendu ce matin bien nostalgique ...
En te lisant, je me suis reconnue ...!
Je me souviens, que j'étais souvent de corvée pour remplir les encriers !
Merci pour ce très beau partage .
Bon dimanche. Amitiés. Susan
http://www.mespoemes.net/susanchevalier
La Mouche Nounouche · le dimanche 28 janvier 2018 à 09:23
Rêveuse · le dimanche 28 janvier 2018 à 09:31
merci beaucoup et bon dimanche!
PS Ah, la corde où je ne parvenais pas à dépasser le premier nœud sous les sifflets de la prof de gym! La honte!
Mickaël · le dimanche 28 janvier 2018 à 15:06
Trop de modernisme, tue l'école de la vie.
Maintenant tout est trop facile, ils/elles sont seulement instruits, ce qui ne les rends pas intelligents ni débrouillards.
Amitiés Mickaël.
La Mouche Nounouche · le dimanche 28 janvier 2018 à 17:42
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