Mes voyages lus

Mes plus grands voyages se sont faits au grenier
Dans la maison paternelle sans soucis frontaliers
J'y ai dévoré bien des romans de Jules Vernes,
Croc Blanc de Jack London pour ma gouverne
Et tant et tant de classiques sans les énoncer.
Mes goûts restant d'un éclectisme si prononcé.
J'y ai appris aussi plus tard le bel art épistolaire
Avec Madame Du Deffand et Monsieur Voltaire
Leurs correspondances croisées sublimées
M'ont donné goût aux échanges à les estimer
Pour conforter les idées, mieux les développer
J'y ai fredonné quelques poèmes en mélopée.
Que de richesses dans ce grenier d'instituteur
Que j'ai découvert sans mesure et sans tuteur
Avec cependant beaucoup de chance et bonheur
Même si parfois ce fut un peu avant la bonne heure
Sans doute ai-je lu trop jeune les Rougon-Macquart
Jules Valles et d'autres sortis de malles et placards
Alors je me suis éveillé à toute à la misère du monde
Quand d'autres se contentaient de leurs billes rondes
Saisi les trahisons et ce qui nous rend la vie sombre
Mais j'y ai levé de l'aide avec mon armée des ombres
Avant de les vivre, j'ai su la profondeur des sentiments
Dans ce grenier qui fut mon jardin sans ressentiments.
Comme il pouvait être mouvant ce joli parc d'aventures
Changeant chaque jour selon le hasard de mes lectures
Mes plus grands voyages se sont faits au grenier
Dans la maison paternelle sans soucis frontaliers
La Mouche 17/03/2018
Dans la maison paternelle sans soucis frontaliers
J'y ai dévoré bien des romans de Jules Vernes,
Croc Blanc de Jack London pour ma gouverne
Et tant et tant de classiques sans les énoncer.
Mes goûts restant d'un éclectisme si prononcé.
J'y ai appris aussi plus tard le bel art épistolaire
Avec Madame Du Deffand et Monsieur Voltaire
Leurs correspondances croisées sublimées
M'ont donné goût aux échanges à les estimer
Pour conforter les idées, mieux les développer
J'y ai fredonné quelques poèmes en mélopée.
Que de richesses dans ce grenier d'instituteur
Que j'ai découvert sans mesure et sans tuteur
Avec cependant beaucoup de chance et bonheur
Même si parfois ce fut un peu avant la bonne heure
Sans doute ai-je lu trop jeune les Rougon-Macquart
Jules Valles et d'autres sortis de malles et placards
Alors je me suis éveillé à toute à la misère du monde
Quand d'autres se contentaient de leurs billes rondes
Saisi les trahisons et ce qui nous rend la vie sombre
Mais j'y ai levé de l'aide avec mon armée des ombres
Avant de les vivre, j'ai su la profondeur des sentiments
Dans ce grenier qui fut mon jardin sans ressentiments.
Comme il pouvait être mouvant ce joli parc d'aventures
Changeant chaque jour selon le hasard de mes lectures
Mes plus grands voyages se sont faits au grenier
Dans la maison paternelle sans soucis frontaliers
La Mouche 17/03/2018
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7 commentaires
taia · le dimanche 18 mars 2018 à 08:40
Mickaël · le dimanche 18 mars 2018 à 08:57
une découverte de la vraie vie hélas pas toujours rose.
Bonne journée Yves.
Rêveuse · le dimanche 18 mars 2018 à 10:07
Pour avoir été à adolescence
une "dévoreuse de livres"
je me joints à toi
pour glorifier ces fidèles compagnons qui nous ont "ouvert sur le monde" et continuent de nous accompagner!!!!!!!!!!
merci mille fois pour ce bel hommage que tu leur rends!
bon dimanche !
debbie · le dimanche 18 mars 2018 à 17:11
Belle fin de journée
Amitié poétique
Debbie
http://www.mespoemes.net/debbie/
Philip (Jardin de Lune) · le dimanche 18 mars 2018 à 17:23
Oh moi aussi, j'en ai dévoré des livres. Des tonnes ! Pas dans un grenier. L'endroit eut été une délicieuse cachette solitaire.
Tu sais, tu évoques Jules Vernes.
La grande différence, par rapport au cinéma, aux séries, etc...c'est nos héros, nous leur avons donné un visage dans nos propres imaginaires.
J'ai encore mon capitaine Nemo, mon Michel Strogoff...
Quand aux grandes sagas, des Rougons Macquart aux personnages de Stendhal..j'ai souffert et j'ai ri avec eyx, aussi...
Chers livres.
Et en plus, pour nous, poètes amateurs, ils nous ont sans doute donné l'envie d'écrire un jour.
Et nos voyages "immobiles" sont aussi beaux que nos vrais voyages.
Amitiés, Yves. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
susan* Coquelicot * · le dimanche 18 mars 2018 à 18:20
Certains adolescents d'aujourd'hui, ne trouvent plus le temps de lire ...
Internet et les réseaux sociaux en sont souvent la cause !
Pourtant aujourd'hui, il y a beaucoup de bibliothèques , qui pourraient les attirer ...
Nos livres ont une histoire, ils nous ont accompagné dans des moments précis de notre vie !
Merci Yves. Amitiés. Susan
La Mouche Nounouche · le dimanche 18 mars 2018 à 18:49
Bonjour Mickaël, je crois en effet avoir lu certains texte un peu tôt mais mieux vaut tôt que pas du tout et puis la vie des ados d'aujourd'hui malgré l'abondance de biens me semble plus périlleuse que ce que nous avons connu. En atteste le nombre de suicides croissant.. .
Debbie sans thé chez moi mais à ta santé quand même avant de partager tous ces voyages avec d'illustres plumes. . .
Philip, l'effort d'imagination et la gymnastique procurée ont certainement développé cette faculté d'abstraction et c'est pourquoi nous sommes souvent déçus des reprises filmées de grandes œuvres. Mais même la télévision suggérait plus qu'elle ne montrait comme les compagnons de Jéhu qui laissaient tant de places à l'imagination. Trop montrer dénude le charme et coupe l'envie tant la féerie et le rêve disparaissent. Amitiés Yves
Susan, ajoutons que nos livres sont aussi porteurs d'odeurs, vecteurs d'ailleurs et le plaisir de tourner les pages, l'âme du papier des mots encrés. . . Le livre reste une oeuvre d'art et non un objet.
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