Mon cahier vierge

Les avions ont encore tracé
Tant de lignes dans le ciel
Pour qu' on y écrive l'existentiel
Mais le talent en avons-nous assez
Pour remplir un cahier bleu azur
Qui joue trop dans la démesure
Il faut ravaler tout ce qui désespère
Taire encore ce qui parfois exaspère
Avec ce ciel bleu sur printemps vert
Oublions enfin la froideur de l'hiver
Le soleil brille à son tour et illumine
Le gris du crayon reste en sa mine.
Les avions ont encore tracé
Tant de lignes dans le ciel
Pour qu' on y écrive l'existentiel
Mais le talent en avons-nous assez
Saurions-nous un jour rivaliser
Avec toute cette force avalisée
Nous sommes là devant minuscules
La féerie la beauté nous bousculent
Nous en restons muets interloqués
La nature s'étale impudique débloquée
Comme s'il fallait d'hier se rattraper
Pour tous les moments joyeux happer
Les avions ont encore tracé
Tant de lignes dans le ciel
Pour qu' on y écrive l'existentiel
Mais le talent en avons-nous assez
Pas envie de rentrer pour écrire
Profiter de l'instant sans le décrire
Se contenter égoïstement d'en jouir
Et de tout ce petit plaisir se réjouir
Accordez nous ces minutes de répit
Pour saisir présent pas encore décrépi
Vous aussi levez les yeux pour observer
Le spectacle n'est pas aux poètes réservé
La Mouche 27/04/2018
Tant de lignes dans le ciel
Pour qu' on y écrive l'existentiel
Mais le talent en avons-nous assez
Pour remplir un cahier bleu azur
Qui joue trop dans la démesure
Il faut ravaler tout ce qui désespère
Taire encore ce qui parfois exaspère
Avec ce ciel bleu sur printemps vert
Oublions enfin la froideur de l'hiver
Le soleil brille à son tour et illumine
Le gris du crayon reste en sa mine.
Les avions ont encore tracé
Tant de lignes dans le ciel
Pour qu' on y écrive l'existentiel
Mais le talent en avons-nous assez
Saurions-nous un jour rivaliser
Avec toute cette force avalisée
Nous sommes là devant minuscules
La féerie la beauté nous bousculent
Nous en restons muets interloqués
La nature s'étale impudique débloquée
Comme s'il fallait d'hier se rattraper
Pour tous les moments joyeux happer
Les avions ont encore tracé
Tant de lignes dans le ciel
Pour qu' on y écrive l'existentiel
Mais le talent en avons-nous assez
Pas envie de rentrer pour écrire
Profiter de l'instant sans le décrire
Se contenter égoïstement d'en jouir
Et de tout ce petit plaisir se réjouir
Accordez nous ces minutes de répit
Pour saisir présent pas encore décrépi
Vous aussi levez les yeux pour observer
Le spectacle n'est pas aux poètes réservé
La Mouche 27/04/2018
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
6 commentaires
cecel · le vendredi 27 avril 2018 à 02:03
J'adore les deux derniers vers. Belle invitation à la rêverie, Lever les yeux, c'est prendre de la distance pour mieux appréhender les événements, ses pensées, ses émotions.
Une saine découverte pour certains assurément.
Merci Yves pour cet échange.
Amitié.
Marcel.
susan* Coquelicot * · le vendredi 27 avril 2018 à 07:24
Lever les yeux et observer l'azur est un rite que je fais depuis toujours , je m'y évade, j'imagine, je rêve ...
La semaine dernière , j'étais sur mon transat et j'y ai vu la demi-lune en plein après-midi et des oiseaux , j'avais l'impression qu'ils voulaient entrer dans la lune ...
Merci cher poète pour ces très jolis vers !
Belle journée, le soleil est déjà bien présent à Paris.
Amitiés
Susan
debbie · le vendredi 27 avril 2018 à 08:21
Amitié
Debbie
La Mouche Nounouche · le vendredi 27 avril 2018 à 21:32
La Mouche Nounouche · le vendredi 27 avril 2018 à 21:35
La Mouche Nounouche · le vendredi 27 avril 2018 à 21:37
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.