Oubli, résilience, pardon, autour de la maladie. .

Oubli, résilience, pardon,
autour de la maladie alcoolique !
L'oubli me semble une drôle de gymnastique
Avec des résultats trop souvent pathétiques
Comme si on voulait gommer avec frénésie
Des tâches d'encre en invoquant l'amnésie
Mais avec une gomme pour crayons à papier
Et les souvenirs surnagent sans avoir pieds.
La gomme glisse dessus ou déchire tout
Mais les tâches persistent jouant va-tout
L'oubli est encore un frein à la résilience
Un mensonge une absence de confiance
Il faut être soi pour se reconstruire sapristi
Ne cherchez jamais l'oubli mais l'amnistie
On peut tourner la page mais rien ne meurt
Actions passées à tout jamais demeurent
Toutes nos erreurs il faut intégrer assumer
Les mauvais chapitres doivent se résumer
La résilience c'est l'art du rebond
Transformer le mauvais en bond
Prendre l'humus de ses malheurs
Comme du terreau pour bonheur
De sa vie il ne faut rien jeter ni rejeter
Pour du passé vers l'avenir se projeter
Bonnes ou mauvaises expériences
Sont toutes utiles dans la résilience
.
N'attends pas des autres le pardon
Ne compte que sur toi pour ce don
Pardonne-toi le mal que tu t'es infligé
Pour sortir de cet état où tu restais figé
On le sait tous la maladie n'est pas un choix
Mais une sombre malédiction qui nous échoit
Le pardon induit faute, ce que l'on peut récuser
D'être malade devrions-nous nous excuser ?
On peut éprouver un sentiment de culpabilité
Ce qui nous pousse à vouloir nous réhabiliter
Auprès de nos proches, ceux que nous aimons
Avec de bons sentiments que nous essaimons
Mais il faut garder énergie pour se reconstruire
Après ces années passées à nous auto-détruire
Le seul pardon qui nous aille c'est la guérison
Quand on finit par s'échapper de cette prison. . .
La Mouche
P-S: la photo illustrant le texte a été prise ce dimanche. J'ai été surpris alors que j'écoutais ce poème qui ne m'appartenait déjà plus, magistralement lu par une tierce personne. J'ai reçu le texte en boomerang avec plus de force et d'intensité. J'ai senti l'émotion me submerger, les larmes monter et affleurer au bord des paupières, redécouvrant ce texte que j'ai pourtant écrit mot à mot.
Sensations rares et étranges lorsque tout nous échappe et nous dépasse, une sorte de dédoublement passant d'acteur, d'auteur à auditeur. Je n'étais plus passeur mais receveur d'un bout de moi . . .
autour de la maladie alcoolique !
L'oubli me semble une drôle de gymnastique
Avec des résultats trop souvent pathétiques
Comme si on voulait gommer avec frénésie
Des tâches d'encre en invoquant l'amnésie
Mais avec une gomme pour crayons à papier
Et les souvenirs surnagent sans avoir pieds.
La gomme glisse dessus ou déchire tout
Mais les tâches persistent jouant va-tout
L'oubli est encore un frein à la résilience
Un mensonge une absence de confiance
Il faut être soi pour se reconstruire sapristi
Ne cherchez jamais l'oubli mais l'amnistie
On peut tourner la page mais rien ne meurt
Actions passées à tout jamais demeurent
Toutes nos erreurs il faut intégrer assumer
Les mauvais chapitres doivent se résumer
La résilience c'est l'art du rebond
Transformer le mauvais en bond
Prendre l'humus de ses malheurs
Comme du terreau pour bonheur
De sa vie il ne faut rien jeter ni rejeter
Pour du passé vers l'avenir se projeter
Bonnes ou mauvaises expériences
Sont toutes utiles dans la résilience
.
N'attends pas des autres le pardon
Ne compte que sur toi pour ce don
Pardonne-toi le mal que tu t'es infligé
Pour sortir de cet état où tu restais figé
On le sait tous la maladie n'est pas un choix
Mais une sombre malédiction qui nous échoit
Le pardon induit faute, ce que l'on peut récuser
D'être malade devrions-nous nous excuser ?
On peut éprouver un sentiment de culpabilité
Ce qui nous pousse à vouloir nous réhabiliter
Auprès de nos proches, ceux que nous aimons
Avec de bons sentiments que nous essaimons
Mais il faut garder énergie pour se reconstruire
Après ces années passées à nous auto-détruire
Le seul pardon qui nous aille c'est la guérison
Quand on finit par s'échapper de cette prison. . .
La Mouche
P-S: la photo illustrant le texte a été prise ce dimanche. J'ai été surpris alors que j'écoutais ce poème qui ne m'appartenait déjà plus, magistralement lu par une tierce personne. J'ai reçu le texte en boomerang avec plus de force et d'intensité. J'ai senti l'émotion me submerger, les larmes monter et affleurer au bord des paupières, redécouvrant ce texte que j'ai pourtant écrit mot à mot.
Sensations rares et étranges lorsque tout nous échappe et nous dépasse, une sorte de dédoublement passant d'acteur, d'auteur à auditeur. Je n'étais plus passeur mais receveur d'un bout de moi . . .
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7 commentaires
mouchetyves · le vendredi 4 mai 2018 à 05:15
A la semaine prochaine donc car place aux rencontres et échanges constructifs.
hameau64blanc · le vendredi 4 mai 2018 à 11:08
Philip (Jardin de Lune) · le vendredi 4 mai 2018 à 14:02
Eh bien, sous forme de poème, voici une très intéressante réflexion qui va nourrir ton thème pendant le week end qui vient.
Au sujet de l'oubli, dans les relations humaines, je dis souvent "la mort, c'est l'oubli"....
Et l'on peut comprendre le cercle vicieux. Le sentiment d'oubli, fait nous tourner vers de qui nous fait "oublier....l'oubli".
Quant au pardon, hélas, nos société judéo chrétiennes n'ont que trop contribuer à agiter d'abord le bâton (le faute), puis la carotte (le pardon).
Alors, ce que l'on a appelé la résilience, cette force de se dépasser, de dépasser les problèmes-obstacles...c'est un travail personnel, sans besoin de la carotte-pardon.
Tout est dans le champ de tous les possibles. La volonté n'en est que l'instrument.
Bon et fructueux séminaire, Yves.
Amitiés. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
liameliavq · le vendredi 4 mai 2018 à 19:06
Tu as le courage de te remettre toujours en question et de rester vigilant, d'apporter aux autres ton aide sur un sujet que tu connais bien et je t'en félicite. Ceci n'est pas une "carotte" mais un sincère compliment, sans faux-semblant.
Cet écrit s'inscrit bien dans tes poésies à textes que j'aime car elles me donnent toujours à réfléchir.
Amitiés et bon WE.
LN.
La Mouche Nounouche · le dimanche 6 mai 2018 à 18:46
Bien cordialement Yves.
La Mouche Nounouche · le dimanche 6 mai 2018 à 18:52
La Mouche Nounouche · le dimanche 6 mai 2018 à 18:54
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