Pour le Yves de mon enfance,

Non sans mal je me suis glissé tel un écolier
Sur le banc étroit derrière le pupitre à encrier
J'ai tenté de m'y appliquer en vain
La plume si raide entre les mains
Tant j'ai perdu toutes ces habitudes
Mes doigts gourds perdant exactitude
Plus de cinquante six ans ont passé
Pourtant les souvenirs sont repassés
Odeurs d'encre et de craie mêlées
Le puzzle du passé s'est rassemblé
J'ai revu au C.P le petit Nounouche
Parfois puni et rejeté sur la touche
Dans le cagibi noir sous l'escalier
Terreur de tous les vilains écoliers
Entre balais sceaux et serpillières
Certains y noyaient leurs paupières
Étouffant leurs cris et leurs pleurs
Par peur du noir et des rumeurs
Courant sur de vieilles sorcières
Mais moi j'y allumais la lumière
Je savais où était le bouchon caché
Alors fier j'y allais des plus relâchés
Dans ce cagibi j'y ai tissé des rêves
Les minutes m'y semblaient brèves.
Punition levée j'avais sourire aux lèvres
Narguant l'épouse du directeur mièvre
C'était elle ma sévère et dure Maîtresse
Mais jamais elle ne me provoqua détresse.
Et plus tard d'autres Maîtres dont mon père
M'ont réconcilié avec l'école et ses repères.
La Mouche 14/09/2018
Sur le banc étroit derrière le pupitre à encrier
J'ai tenté de m'y appliquer en vain
La plume si raide entre les mains
Tant j'ai perdu toutes ces habitudes
Mes doigts gourds perdant exactitude
Plus de cinquante six ans ont passé
Pourtant les souvenirs sont repassés
Odeurs d'encre et de craie mêlées
Le puzzle du passé s'est rassemblé
J'ai revu au C.P le petit Nounouche
Parfois puni et rejeté sur la touche
Dans le cagibi noir sous l'escalier
Terreur de tous les vilains écoliers
Entre balais sceaux et serpillières
Certains y noyaient leurs paupières
Étouffant leurs cris et leurs pleurs
Par peur du noir et des rumeurs
Courant sur de vieilles sorcières
Mais moi j'y allumais la lumière
Je savais où était le bouchon caché
Alors fier j'y allais des plus relâchés
Dans ce cagibi j'y ai tissé des rêves
Les minutes m'y semblaient brèves.
Punition levée j'avais sourire aux lèvres
Narguant l'épouse du directeur mièvre
C'était elle ma sévère et dure Maîtresse
Mais jamais elle ne me provoqua détresse.
Et plus tard d'autres Maîtres dont mon père
M'ont réconcilié avec l'école et ses repères.
La Mouche 14/09/2018
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7 commentaires
Susan* Coquelicot * · le vendredi 14 septembre 2018 à 07:13
Quelle belle photo et quel joli poème ...Tu nous gâtes, j'adore !!!
En te lisant et en admirant la photo , mes souvenirs ont surgit aussi ...!
Et bien ta maîtresse d'école était vraiment très sévère ...
La mienne se contentait de me mettre au coin, les mains sur la tête ...
Mais ce qui était pire , c'est qu'elle racontait mes prouesses à mes grand-parents ...
Et oui c'est l'inconvénient des écoles de village !!!
Mon village se trouvait en Haute Marne ....
Merci cher Yves pour ce poème émouvant, j'ai aimé te lire !
Bon vendredi à toi avec mon amitié.
Rêveuse · le vendredi 14 septembre 2018 à 08:54
Tes souvenirs d'école avec le recul sont si merveilleux , et malgré les punitions bien cruelles, enfermer un enfant dans un placard.....cela t'a sans doute permis de découvrir le monde des rêves
Et l'on devine aussi "la Mouche" un rien impertinente.......;;sourires!!!!!!!!!
merci beaucoup, j'ai adoré!
bonne journée avec mes amitiés!
Rêveuse · le vendredi 14 septembre 2018 à 09:12
parfois mes mots s'envolent ...sans contrôle
j'espère que tu ne m'en voudras pas!!!!
debbie · le vendredi 14 septembre 2018 à 10:23
Bon weekend
Amitié
Debbie
taia · le vendredi 14 septembre 2018 à 11:25
La Mouche Nounouche · le samedi 15 septembre 2018 à 21:17
Avec toute mon amitié. Yves
debbie · le dimanche 16 septembre 2018 à 07:03
Bon dimanche
Amitié
Debbie
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