Foutue nuit du 10 au 11 novembre

Parfois il nous faudrait une carapace
Voilà quarante ans que le temps passe
Sans toi car tu as du tirer ta révérence
Pour mettre un terme à trop de souffrance
Des suites d'une longue maladie qu'ils disaient
Ces blouses blanches qui la douleur méprisaient
Acharnement médical et thérapeutique
Qui te rendit grabataire et squelettique
On t'a vu fondre dans ton lit d’hôpital
Te liquéfier dans l'indifférence quasi totale
Ils ont piétiné ton amour propre ta dignité
A petit feu tu fus cobaye en toute indignité
Salopards ceints de leur serment d'hypocrite
Épiant ton cancer des os tes douleurs décrites
Te refusant le droit de mourir disposant de ta vie
Ce sans même entendre voire accepter ton avis.
C'est toi Papa que je veux mettre à la Une
Comme sur cette photo de clair de lune
Car je pense encore à toi en la regardant
Quarante ans mais le souvenir reste ardent
Il scintille et brille comme elle dans la nuit noire
Loin de tes tortionnaires bons à jeter au laminoir.
Ton sang coule encore grâce à ta belle descendance
Reprenant les valeurs et combats de leur ascendance
C'est ce que je veux retenir en cette nuit anniversaire
Pour oublier ma colère contre ces cafards et le cancer.
La Mouche 10/11/2019
Voilà quarante ans que le temps passe
Sans toi car tu as du tirer ta révérence
Pour mettre un terme à trop de souffrance
Des suites d'une longue maladie qu'ils disaient
Ces blouses blanches qui la douleur méprisaient
Acharnement médical et thérapeutique
Qui te rendit grabataire et squelettique
On t'a vu fondre dans ton lit d’hôpital
Te liquéfier dans l'indifférence quasi totale
Ils ont piétiné ton amour propre ta dignité
A petit feu tu fus cobaye en toute indignité
Salopards ceints de leur serment d'hypocrite
Épiant ton cancer des os tes douleurs décrites
Te refusant le droit de mourir disposant de ta vie
Ce sans même entendre voire accepter ton avis.
C'est toi Papa que je veux mettre à la Une
Comme sur cette photo de clair de lune
Car je pense encore à toi en la regardant
Quarante ans mais le souvenir reste ardent
Il scintille et brille comme elle dans la nuit noire
Loin de tes tortionnaires bons à jeter au laminoir.
Ton sang coule encore grâce à ta belle descendance
Reprenant les valeurs et combats de leur ascendance
C'est ce que je veux retenir en cette nuit anniversaire
Pour oublier ma colère contre ces cafards et le cancer.
La Mouche 10/11/2019
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3 commentaires
gymnote29 · le lundi 11 novembre 2019 à 05:21
fevrier · le lundi 11 novembre 2019 à 09:00
Ce poème m'a pris "aux tripes". Je comprends votre douleur et, vos cris du cœur. J'ai perdu deux personnes
très proches des suites de ce foutu
"crabe". Comme le dit gymnote, il faut un exutoire, les mots sont violents mais dites-vous que le corps médical n'est pas insensible mais
impuissant à la dégradation physique
des malades. Il faudrait revoir la Loi
sur l'euthanasie.
Amicalement.
mysty · le lundi 11 novembre 2019 à 09:53
poème dur mais tellement vrai,, perdus aussi des proches très chers à mon coeur de cette foutue maladie, de cette calamité,,, qui blesse encore ma famille, merci de ces mots durs, et tellement vrais, courage à vous et le souvenir est toujours présents, tout comme le sang qui coule dans vos veines,
amicalement mysty (la grange de Chantal)
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