Lettre des Jumeaux
Alger le 13/04/2008
Troisième et dernier jour entre quatre murs d'une blancheur qui vous fait mal… J'ai passé une nuit blanche… Il est 06 heures du matin. Devant moi quatre heures avant la dernière visite du toubib et trois heurs avant ma sortie… Alors profitons de ce silence que seules, de temps à autres, quelques douloureuse plaintes, venues de la chambre d'à coté, venaient perturber je laisse la plume aller à chatouiller ces médicaments, les uns injectés, les autres avalés… Sous mes yeux deux jumeaux, dans mon esprit leur premier appel, dans mon cœur la douleur de leur papa et maman… Une vérité comme tant d'autres dans un monde qui se veut proche de ceci (démocratie et ses bienfaits) et de cela (religion et sa piété) mais qui reste bien loin de tout et surtout du vital… Un monde bien plus à la hauteur de l'indifférence et de la corruption qui s'apparente bien à une jungle bien sauvage…
Lettre des jumeaux
A ce point quand même
Il n'est plus le même
Pourquoi le déranger
Il a bien changé
Disait grand-père.
Le pouvoir l'ayant pourri
Son cœur s'est endurcit
Au dessus, il se décrit
Devant, vieux et petits
Répétait, grand-mère.
Une tendre peau pour toit
Nous avions quelques mois
C'était le ventre de maman
Nous étions les futurs sortants.
Ma sœur et moi, écoutions
Ecrire, nous nous décidions.
Avec l'aide de grand père
Maladif sur cette terre
Il a longé tant d'artères
A la recherche d'un frère.
Nous sommes deux, excellence
A solliciter votre indulgence
Afin de naître dans la confiance.
Lisez-nous avec constance
Cette lettre est pleine de vérité
La réponse nous osons la mériter.
Rien n'est écrit sur le front
A vous, nous nous adressons
Le vital devenu obsession
Avec l'injustice finissons.
Que l'on n'accable plus le destin
Nul n'est détendeur du droit divin.
C'est grand père qui la signa
Soupirant, en deux la plia.
Point besoin de facteur
Le bureau était à côté
Sur la table en douceur
Il ne fallait pas fauter.
L'attente pris forme et vie
L'espoir était si grand
Vint alors le jour des ennuis
Et pourtant c'était le printemps.
Par césarienne nous sortâmes
Sans droit, notre premier cri
Chez notre tante nous allâmes
Passer, notre première nuit.
Sans doute résultat de la gomme
Et depuis nous y sommes.
Lorsque du voyage reviendra
Notre tante à la rue nous remettra.
……………
Mouloudi mustapha
Troisième et dernier jour entre quatre murs d'une blancheur qui vous fait mal… J'ai passé une nuit blanche… Il est 06 heures du matin. Devant moi quatre heures avant la dernière visite du toubib et trois heurs avant ma sortie… Alors profitons de ce silence que seules, de temps à autres, quelques douloureuse plaintes, venues de la chambre d'à coté, venaient perturber je laisse la plume aller à chatouiller ces médicaments, les uns injectés, les autres avalés… Sous mes yeux deux jumeaux, dans mon esprit leur premier appel, dans mon cœur la douleur de leur papa et maman… Une vérité comme tant d'autres dans un monde qui se veut proche de ceci (démocratie et ses bienfaits) et de cela (religion et sa piété) mais qui reste bien loin de tout et surtout du vital… Un monde bien plus à la hauteur de l'indifférence et de la corruption qui s'apparente bien à une jungle bien sauvage…
Lettre des jumeaux
A ce point quand même
Il n'est plus le même
Pourquoi le déranger
Il a bien changé
Disait grand-père.
Le pouvoir l'ayant pourri
Son cœur s'est endurcit
Au dessus, il se décrit
Devant, vieux et petits
Répétait, grand-mère.
Une tendre peau pour toit
Nous avions quelques mois
C'était le ventre de maman
Nous étions les futurs sortants.
Ma sœur et moi, écoutions
Ecrire, nous nous décidions.
Avec l'aide de grand père
Maladif sur cette terre
Il a longé tant d'artères
A la recherche d'un frère.
Nous sommes deux, excellence
A solliciter votre indulgence
Afin de naître dans la confiance.
Lisez-nous avec constance
Cette lettre est pleine de vérité
La réponse nous osons la mériter.
Rien n'est écrit sur le front
A vous, nous nous adressons
Le vital devenu obsession
Avec l'injustice finissons.
Que l'on n'accable plus le destin
Nul n'est détendeur du droit divin.
C'est grand père qui la signa
Soupirant, en deux la plia.
Point besoin de facteur
Le bureau était à côté
Sur la table en douceur
Il ne fallait pas fauter.
L'attente pris forme et vie
L'espoir était si grand
Vint alors le jour des ennuis
Et pourtant c'était le printemps.
Par césarienne nous sortâmes
Sans droit, notre premier cri
Chez notre tante nous allâmes
Passer, notre première nuit.
Sans doute résultat de la gomme
Et depuis nous y sommes.
Lorsque du voyage reviendra
Notre tante à la rue nous remettra.
……………
Mouloudi mustapha
Note : 3/10
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2 commentaires
Marie * · le jeudi 17 avril 2008 à 13:11
mouloudi mustapha · le lundi 12 mai 2008 à 19:35
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