L'art du constat
Le dégoût envahit mon coeur, à la vue du tableau noir du malheur!
C'est quoi ce grand fléau, ignoré par ceux d'en haut?
L'opulence est manifeste, la détresse gagne le terrain, frappe les hommes et les affecte de leurs pieds à leurs têtes!
Quelle honte quand les ventreux à ces gens mentent, se vantent, le paradis chantent et le leur promettent!
Comment peuvent-ils leur faire quelque chose, alors qu'ils se sont accaparés de toutes les choses?
Ma ville affiche au complet surtout durant les fêtes et les vendredis
Femmes et hommes en haillons habillés, du matin au soir ils sillonnent les rues
Filles et garçons de tout âge, rôdant dans les parages
Savez- vous qui a volé leur âge ?
Vous suivent partout, vous arrachent des sous!
Ne sont ils pas gage de survie pour des parents sans le sous?!
Eux, déjà victimes de toute une violence qui leur a amputé leur belle enfance!
Tous se dédient à la mendicité
Ne me parlez pas de la dignité
Borgnes, mutilés, boiteux, vrais ou faux!
Ils se mêlent avec les fous!
Nus presque ou en lambeaux, ils errent parmi nous, vociférant fort haut:
"- Regardez- nous! Nous sommes comme vous!
-Avez-vous lu notre notre histoire qui jadis était une gloire?
-Ou contentez-vous de nous ignorer, dédaigner ou mieux encore nous juger?
-Solution de facilité pour ceux qui sont incapables de penser!
-Et maintenant dites-nous si c'est nous qui sommes les fous ou c'est bien vous?"
Ma ville affiche au complet
Bonjour le brassage avec d'autres ethnies
Syriens et africains ont débarqué
Réclamant tous quoi boire et manger
Qu'avons-nous de plus à leur donner?
Sommes nous réellement à envier?
Nous dont la santé, l'école, la justice laissent à désirer
Nous qui vénérons juste l'image qui ne reflète pas notre vrai visage !
Ce qui chagrine mon coeur et m'attriste,
C'est quand des démunis prennent comme refuge les trottoirs de la ville
Contre ses murs s'y abritent, gisent et gémissent pour un malheureux malaise
Aux yeux des passants qui les regardent sans rien dire, sans émettre le moindre soupir,
sans leur tendre la main, sans les sentir...!
C'est quoi ce délire ?
Pourquoi cette dégénérescence de valeurs frénétique ?
Ce qui m'accable et rend maussade mon âme
C'est quand je vois ces êtres abandonnés par terre,tels des blessés de guerre!
Ne me dites pas que c'est seulement l'Irak et la Syrie qui sont en guerre
C'est quoi ce pays qui des fois piétine impitoyablement sur ses hommes?
Pourquoi il regorge de loques et continue à négliger tant son look?
Ce qui m'exaspère et me désespère
C'est quand je vois des corps dans la force de l'âge, bien frêles, à même le sol
Regarder le ciel et en espérer le déluge
puisque chez leurs frères, il n'y a plus aucun refuge!
Pourquoi toute cette accoutumance à la couleur sombre de l'horreur?
Non, tant d'indifférence devant la cruauté n'est pas permise!
Non, tant d'insensibilité face à la détresse dans laquelle sévit l'humanité, n'est guère tolérée !
Naima Bouhaddou 2017
C'est quoi ce grand fléau, ignoré par ceux d'en haut?
L'opulence est manifeste, la détresse gagne le terrain, frappe les hommes et les affecte de leurs pieds à leurs têtes!
Quelle honte quand les ventreux à ces gens mentent, se vantent, le paradis chantent et le leur promettent!
Comment peuvent-ils leur faire quelque chose, alors qu'ils se sont accaparés de toutes les choses?
Ma ville affiche au complet surtout durant les fêtes et les vendredis
Femmes et hommes en haillons habillés, du matin au soir ils sillonnent les rues
Filles et garçons de tout âge, rôdant dans les parages
Savez- vous qui a volé leur âge ?
Vous suivent partout, vous arrachent des sous!
Ne sont ils pas gage de survie pour des parents sans le sous?!
Eux, déjà victimes de toute une violence qui leur a amputé leur belle enfance!
Tous se dédient à la mendicité
Ne me parlez pas de la dignité
Borgnes, mutilés, boiteux, vrais ou faux!
Ils se mêlent avec les fous!
Nus presque ou en lambeaux, ils errent parmi nous, vociférant fort haut:
"- Regardez- nous! Nous sommes comme vous!
-Avez-vous lu notre notre histoire qui jadis était une gloire?
-Ou contentez-vous de nous ignorer, dédaigner ou mieux encore nous juger?
-Solution de facilité pour ceux qui sont incapables de penser!
-Et maintenant dites-nous si c'est nous qui sommes les fous ou c'est bien vous?"
Ma ville affiche au complet
Bonjour le brassage avec d'autres ethnies
Syriens et africains ont débarqué
Réclamant tous quoi boire et manger
Qu'avons-nous de plus à leur donner?
Sommes nous réellement à envier?
Nous dont la santé, l'école, la justice laissent à désirer
Nous qui vénérons juste l'image qui ne reflète pas notre vrai visage !
Ce qui chagrine mon coeur et m'attriste,
C'est quand des démunis prennent comme refuge les trottoirs de la ville
Contre ses murs s'y abritent, gisent et gémissent pour un malheureux malaise
Aux yeux des passants qui les regardent sans rien dire, sans émettre le moindre soupir,
sans leur tendre la main, sans les sentir...!
C'est quoi ce délire ?
Pourquoi cette dégénérescence de valeurs frénétique ?
Ce qui m'accable et rend maussade mon âme
C'est quand je vois ces êtres abandonnés par terre,tels des blessés de guerre!
Ne me dites pas que c'est seulement l'Irak et la Syrie qui sont en guerre
C'est quoi ce pays qui des fois piétine impitoyablement sur ses hommes?
Pourquoi il regorge de loques et continue à négliger tant son look?
Ce qui m'exaspère et me désespère
C'est quand je vois des corps dans la force de l'âge, bien frêles, à même le sol
Regarder le ciel et en espérer le déluge
puisque chez leurs frères, il n'y a plus aucun refuge!
Pourquoi toute cette accoutumance à la couleur sombre de l'horreur?
Non, tant d'indifférence devant la cruauté n'est pas permise!
Non, tant d'insensibilité face à la détresse dans laquelle sévit l'humanité, n'est guère tolérée !
Naima Bouhaddou 2017
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6 commentaires
domidom · le samedi 12 août 2017 à 14:42
Donner une pièce de temps en temps à celui qui tend la main, mais il y en a tellement désormais, et puis, ce sont toujours les pauvres qui donnent, les riches, les puissants ne font que les dédaigner....
Répondre à ton texte pourrait prendre des heures, car il y a tant et tant de choses qui ne vont plus dans notre monde...
L'indifférence, l'hypocrisie, le sexe et le fric mènent le monde, que sommes nous pour remédier à ce fléau ?
Rien... Peut-être sommes-nous des futurs miséreux en sursis...
Bonne journée, Domie
paula · le samedi 12 août 2017 à 16:24
guillaume · le dimanche 13 août 2017 à 00:31
Mririda · le mardi 15 août 2017 à 18:44
Ravie d'être parmi vous et ceci depuis que j'ai mis en ligne mon poème intitulé " la musique" le 1er août 2017
N'ayant pas reçu de commentaire,j'ai pensé que c'est des principes du site!
Doumie vous m'avez agréablement surprise! En m'envoyant votre commentaire, vous avez démenti ma croyance et vous avez fait ma joie en adhérant à ma clameur!
Je partage votre inquiétude: " sommes nous de futurs miséreux en sursis?"
En fait mon poème est une piqûre de rappel pour tout le monde!
Mririda · le mardi 15 août 2017 à 19:50
De nos jours les disparités s'accentuent et les injustices sociales s'amplifient!
Ceux qui nous gouvernent n'ont pas oublié de créer une loi qui est celle de nous maintenir dans le passivisme et le mutisme
Une loi nous pousse à considérer comme banales toutes sortes de cruauté !
Merci infiniment pour m'avoir lue, merci pour votre commentaire encourageant et solidaire!
Naima
Mririda · le mercredi 16 août 2017 à 22:23
Merci infiniment de m'avoir lue et d'avoir mis le doigt de nouveau sur les causeurs de l'horreur!
Naima
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