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MAIN DANS LA MAIN(suite de LA PEUR DES FETES)

Le mercredi 30 novembre 2005 à 18:58, posté par marite · 508 lectures

Illustration du poème « MAIN DANS LA MAIN(suite de LA PEUR DES FETES) »
Main dans la main jusqu’au bout
(suite de la Peur des Fêtes)


Te voilà à nouveau hospitalisé
Tu ne verras pas la fin de l’année
Tes bilans de santé sont très mauvais
Je vais rester jusqu’au bout à tes côtés

Dans cette chambre, ils avaient prévu deux lits
Car je voulais être près de toi jours et nuits
Sur les murs des guirlandes de Noël accrochées
Sur les vitres des paysages enneigés

Ils t’ont installé doucement dans le lit
J’étais près de toi je ne faisais pas de bruit
J’attendais que le temps passe, on se tenait la main
Toi tu faisais toujours des projets de lendemain

Tu m’as fait rédiger des courriers pour la nouvelle année
Les adressant à toutes les personnes que tu aimais
Puis quand tu t’endormais paisiblement
Mes larmes coulaient pour toi tendrement

Tu savais que tu allais bientôt là-haut t’en aller
Mais nous refusions entre nous d’en parler
Un psychologue dans notre chambre s’attardait
Toi tu étais prêt et moi je refusais la réalité

J’avais posé ma tête près de toi sur le bord du lit
Dans mon cœur tout devenait soudain gris
Je simulais, pour cacher mes larmes, un sommeil profond
Tu déposais des baisers tendrement sur mon front

Puis les jours passaient lentement un à un
Ta santé s’aggravait chaque lendemain
Plus on approchait de la journée de Noël
Plus je regardais et supplier le ciel

De t’emporter tout doucement vers les anges
Où tu retrouverais tes parents qui t’attendent
Tu luttais jusqu’au bout de tes forces
Me balbutiant « mon Amour sois forte »

Tu ne voulais pas partir à Noel
Et à ton tour tu suppliais le ciel
De nous accorder quelques nuits main dans la main
Heureux d’être encore ensemble le lendemain

Mais la maladie gagnait sur toi petit à petit
« Tiens moi les mains j’ai l’impression de tomber dans un puits »
Dehors la première neige de l’année s’installait
De ton lit rehaussé tu voulais la voir tomber

Puis tes yeux soudain se sont voilés
Tes mains vers moi me cherchaient
J’ai penché ma tête contre la tienne sur l’oreiller
Tu es parti doucement, ma main dans la tienne serrée

J’étouffais mes sanglots en mordant le drap
Tu ne voulais pas que je pleure, tu ne m’entendais pas
Une douce musique t’accompagnait sur le Danube Bleu
C’est celle que tu voulais pour t’emmener vers les cieux.

Il y aura deux ans
Le jour de l’an
Repose en paix
Aide moi à avancer



M-Thé catala
le 30 décembre 2005

_________________
qu'il est doux d'aimer et se sentir aimée
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6 commentaires

Michel (Signes de Vie) · le mercredi 30 novembre 2005 à 19:23

Je te comprends.... Courage, amitié

Jacques Herman · le mercredi 30 novembre 2005 à 19:29

C'est dur de lire ce poème sans pleurer. Bisous. Jacques.

mtcatala · le mercredi 30 novembre 2005 à 19:29

merci MICHEL pour ta présence ici sur mon texte ,période de blues intense surtout quand on est seule!!merci encore et bises amicales de m-thé

mtcatala · le mercredi 30 novembre 2005 à 19:32

merci Jacques pour ta présence aussi !des périodes qu'on voudrait oublier!!mais le passé revient dans les moments de solitude intense!!merci encore et bises amicales de m-thé

catherine · le lundi 5 décembre 2005 à 18:42

Je viens de lire ce poème, tout aussi boulversant, tu décris tout cela avec une telle précision, il est évident que tous ces tristes souvenirs sont encore bien présents dans ta mémoire. J'ai moi-même eu les larmes aux yeux en lisant tout cela. Je te souhaite beaucoup de courage.

mtcatala · le lundi 5 décembre 2005 à 23:46

merci catherine pour ta présence ici sur ce texte bien triste je sais,mais si réel pour l'avoir vécu ,ces écrits m'aident à extérioriser ,c'est une très bonne thérapie!,bisous de m-thé

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