Si tu ne lis mes mots ...
Pour qui chanterais-je si tu n'entends mon cri,
Pour quelle étrange larme ou curieuse lumière,
Si ton cœur ne sait plus comprendre la prière
Qui glisse sur ta peau et pleure cet écrit ?
Je sais tant de frissons au creux de l'invisible,
Tant de parfums subtils qui serviront l'abstrait.
Mais encore faut-il en deviner l'attrait
Dans l'abandon serein à mon songe indicible.
Laisse-moi te bercer au chaud de mes bras lourds
D'avoir porté mon âme où le soleil se lève
Et d'y avoir puisé la force d'une sève
Gorgée de tant de vie au gré de ses amours.
Il n'est pas de réponse aux sinueux méandres
Mais peu importe en fait, les raisons ou l'enjeu,
Ce que je laisse ici ne respecte aucun jeu,
Parti à peine né, comme gerbe de cendres.
Car si je reste là aux mots d'un manuscrit ,
C'est qu'ils me portent tous vers la source essentielle
Du partage et du temps à l'heure existentielle.
Pour qui chanterais-je si tu n'entends mon cri ?
22 Janvier 2016
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
3 commentaires
rivaudais · le samedi 23 janvier 2016 à 22:32
José · le dimanche 24 janvier 2016 à 10:43
'Il n'est pas de réponse aux sinueux méandres..., c'est peut-être la raison des silences.
Amitiés.
Myosotis · le mardi 26 janvier 2016 à 15:54
C'est vrai que le sens du texte prime sur la forme pure mais j'essaie malgré tout de travailler à allier les deux. Si vous repassez par ici , Monsieur Rivaudais, n'hésitez pas à me montrer mes erreurs... c'est ainsi que je peux progresser
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.