Le rythme de la terre
Et l’ombre, doucement, embrasse le décor
De ce petit village où j’ai trouvé refuge,
Au hasard d’un destin qui marqua son accord
Pour un modeste toit à l’abri du déluge.
Le jour pose son joug en haut de la colline
Quand se taisent les chants des oiseaux ripailleurs.
Au secret du sous-bois, un renard roux rapine
Á l’affut d’un faux pas d’un de ces gazouilleurs.
La chouette chevêche attend avec patience
Sage sur son piquet que s’éteigne tout bruit,
Puis alors seulement, pour toute l’assistance,
Lance un ululement qui transperce la nuit.
Le cerf majestueux dresse à ce cri l’oreille
Avant de s’en aller sous la pâle blancheur
De la lune blafarde où le brouillard sommeille,
Pendu aux hameçons d’un buisson écorcheur.
Car loin de notre loi d’humaine vanité,
La nature reprend quand s’effacent nos traces
Son rythme familier en toute dignité
Et du cœur de la terre exalte les audaces.
26 Avril 2010
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8 commentaires
jardinderimes · le lundi 26 avril 2010 à 16:02
Vincent
Loïc · le lundi 26 avril 2010 à 17:04
Le grillon se réveille à la nuit qui paraît
Plus chaleureuse encore que les précédentes ;
Le héron se faufile aux roseaux du marais
Vers le chœur lancinant des grenouilles qui chantent.
"Précédentes - chantent" ne va pas, je le sais maintenant, mais quelle importance puisque le quatrain a disparu! Ça de moins à retoucher.
Et bien entendu, ton poème bucolique est très réussi!
Amitiés
Loïc · le lundi 26 avril 2010 à 17:05
alto · le lundi 26 avril 2010 à 17:45
http://www.mespoemes.net/alto
alto · le lundi 26 avril 2010 à 17:49
http://www.mespoemes.net/alto
dagolaborel · le mardi 27 avril 2010 à 07:59
http://www.mespoemes.net/dagolaborel
José · le mercredi 28 avril 2010 à 13:37
Griffon · le dimanche 2 mai 2010 à 12:21
Un très bel écrit.
Tes vers se lisent comme un charme. Je m’en régale.
Griffon
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