Les blancs coussins
Il a voulu toucher le soyeux des nuages,
Poser sa tête lourde au creux des blancs coussins,
Oublier son chagrin, ses encombrants bagages,
Et se laisser glisser dans des bras assassins.
D’un baiser si cruel, il embrassa le vide,
Sans un regard pour ceux qui espèrent toujours.
Il était loin déjà d'un destin qui se ride,
Eternellement jeune en son cœur à rebours.
Savait-il seulement, que la porte fermée
Ne s’ouvre plus jamais au secret entrevu,
Qu’il n’a pu qu’effleurer près d’une bien-aimée
Sans chercher à comprendre où menait l’imprévu ?
Il est parti poser sa tête trop fragile
Au creux des blancs coussins qui tapissent le ciel,
Arrêter le tourment d’une âme si gracile
Quand l’inégal combat obscurcit l’essentiel.
Et ceux qui restent là gardent les mains ouvertes
De ce trop plein d’amour, superflu désormais,
Quand pleure le silence aux douleurs découvertes
Qui saigneront le temps de son manque à jamais.
13 Juillet 2012
Poser sa tête lourde au creux des blancs coussins,
Oublier son chagrin, ses encombrants bagages,
Et se laisser glisser dans des bras assassins.
D’un baiser si cruel, il embrassa le vide,
Sans un regard pour ceux qui espèrent toujours.
Il était loin déjà d'un destin qui se ride,
Eternellement jeune en son cœur à rebours.
Savait-il seulement, que la porte fermée
Ne s’ouvre plus jamais au secret entrevu,
Qu’il n’a pu qu’effleurer près d’une bien-aimée
Sans chercher à comprendre où menait l’imprévu ?
Il est parti poser sa tête trop fragile
Au creux des blancs coussins qui tapissent le ciel,
Arrêter le tourment d’une âme si gracile
Quand l’inégal combat obscurcit l’essentiel.
Et ceux qui restent là gardent les mains ouvertes
De ce trop plein d’amour, superflu désormais,
Quand pleure le silence aux douleurs découvertes
Qui saigneront le temps de son manque à jamais.
13 Juillet 2012
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7 commentaires
DIDOU · le vendredi 13 juillet 2012 à 21:31
merci pour ce partage
amitié didou
lna40 · le vendredi 13 juillet 2012 à 22:11
Poème doux et émouvant , triste aussi, le départ d'un être chers laisse toujours "un trop plein d'amour .
Merci à toi tes mots sont justes et pudiques pleins de délicatesse.
Musette
imparfaitlibre · le dimanche 15 juillet 2012 à 10:47
J'ai noté deux erreurs dans la prosodie.
Vers 7 : "la vie-qui" les mots en "ie", "ée", "ue" sont obligatoirement suivis par un mot commençant par une voyelle.
Vers 19, les "ies", "ées", "ues" sont interdits dans le corps d'un vers et ne sont donc autorisés qu'à la rime. Le mieux sera sans doute de changer le mot "plaIES"
Amicalement Myosotis.
---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
José · le dimanche 15 juillet 2012 à 12:07
Je retiens ce vers 'Quand l'inégal combat obscurcit l'essentiel', si le vide semble parfois creuser l'instant, il ne faut pas s'y laisser enfermer, la vie est faite d'autres jours si on veut bien leur laisser la chance de rebondir. Amitiés.
myosotis · le dimanche 15 juillet 2012 à 13:54
Imparfaitlibre.... un grand merci pour ton analyse et ton aide précieuse. Tu vas faire de moi une vraie puriste :-) et je m'y applique. J'espère que les corrections te conviennent.
José, je suis tout à fait d'accord avec toi mais le désespoir élève souvent de hauts murs entre l'homme et demain.----
http://www.mespoemes.net/myosotis
domidom · le dimanche 15 juillet 2012 à 16:03
Il faut avoir toucher la limite du découragement et le fond du désespoir, pour oser franchir certaines barrières, c'est difficile a supporter pour l'entourage, qui ne comprendre pas toujours les raisons d'un acte qui leur semble insensé....
Au plaisir de te lire....
Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
belespoirs · le vendredi 17 août 2012 à 16:03
http://www.mespoemes.net/belespoirs
très émouvant et écrit avec beaucoup de talent je suis en admiration merci du partage
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