Où pose le mot
J’ai déposé mes mots dans un cocon de plumes
Préservé des grands vents et autres prédateurs,
Pour qu’ils prennent tournure aux souffles amateurs
D’un peu d’intemporel enrubannés d’agrumes.
Y déversant mes peurs, mes rêves compromis,
Cueillis aux carrefours des saisons qui s’égrainent
Pour former un ruisseau des pleurs que les nuits drainent
En attente du jour qu’un soleil m’a promis.
Et toujours, je demeure ardente et affamée
D’un morceau de tendresse en dentelles de cœurs
Où même les grands froids ne font mourir les fleurs
À l’abri d’une paix par d’autres diffamée.
Car où pose le mot, fragile et si léger,
L’instant suspend sa course au silence impalpable
Par le frémissement d’une étreinte coupable
À la muse sauvage idylle à protéger.
Si la brume s’invite en mégère frivole,
Pour gommer les contours de l’horizon fiévreux,
Je laisserai, gravé dans l’éther vaporeux,
Comme un ultime encrage où l’intime s’envole.
24/10/2012
Préservé des grands vents et autres prédateurs,
Pour qu’ils prennent tournure aux souffles amateurs
D’un peu d’intemporel enrubannés d’agrumes.
Y déversant mes peurs, mes rêves compromis,
Cueillis aux carrefours des saisons qui s’égrainent
Pour former un ruisseau des pleurs que les nuits drainent
En attente du jour qu’un soleil m’a promis.
Et toujours, je demeure ardente et affamée
D’un morceau de tendresse en dentelles de cœurs
Où même les grands froids ne font mourir les fleurs
À l’abri d’une paix par d’autres diffamée.
Car où pose le mot, fragile et si léger,
L’instant suspend sa course au silence impalpable
Par le frémissement d’une étreinte coupable
À la muse sauvage idylle à protéger.
Si la brume s’invite en mégère frivole,
Pour gommer les contours de l’horizon fiévreux,
Je laisserai, gravé dans l’éther vaporeux,
Comme un ultime encrage où l’intime s’envole.
24/10/2012
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
6 commentaires
larose · le jeudi 25 octobre 2012 à 12:02
Vos mots sont merveilleusement posés, votre plume a semé des fleurs en lettre d'or et embaumée mon coeur en une rose émerveillée!!! Merci pour ce beau partage!! Bonne journée
Amitiés
domidom · le jeudi 25 octobre 2012 à 12:09
Pas toujours facile de protéger les mots qui traversent notre pensée, j'ai aimé votre quatrième quatrain, les mots peut devenir fragiles , même sous un léger frémissement...
Petite erreur de prosodie dans votre dernier quatrain, mais peut-être faites-vous l'impasse sur les diérèses....
Amitiés...Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
domidom · le jeudi 25 octobre 2012 à 12:10
Amitiés...Domie...)
http://www.mespoemes.net/domidom
oliverjane1950 · le samedi 27 octobre 2012 à 14:48
Si je puis me permettre quelques remarques vu la construction du texte qui semble être classique :
5ème vers : « J’y ai mis mes questions, mes rêves compromis, »
questions = 3 pieds, donc 13 pieds pour le vers
J’y ai = hiatus
13ème vers : « Car là où pose le mot, fragile et si léger, » = 13 pieds
là où = hiatus
19ème vers : « Je laisserai, gravé dans l’espace vaporeux, » = 13 pieds
Imparfait semble être votre guide pour la prosodie, je lui laisse donc le soin de confirmer ou d’infirmer mes remarques…
Amicalement Myosotis…Oliver
oliverjane1950 · le samedi 27 octobre 2012 à 14:55
"Là où pose le mot" : Là où = hiatus
Bonne journée... Oliver
myosotis · le samedi 27 octobre 2012 à 16:26
Domie, Oliver ... merci de votre aide. J'ai parfois beau me relire nombre de fois, il est toujours plus facile de voir les erreurs dans les textes d'autrui ;-)) . C'est pour quoi votre regard m'est précieux. En poésie aussi il faut remettre 100 fois son ouvrage sur le métier. Amitié----
http://www.mespoemes.net/myosotis
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.