village ancien
Il fût un temps où les murs vivaient. !
La ronde des labeurs emplissait les jours et les traces dans la neige marquaient le quotidien. Au fil du temps les souvenirs s’estompent en gardant une mémoire dans la pierre.
Pierres désassemblées-
Le vieux chêne et la Cymbalaire
Veillent sur mon histoire
les dernières lauzes du buron
tombées à terre
tristesse de son regard
la route du village
envahie
par les herbes folles
le vieux banc de pierre
depuis longtemps
seule la caresse du vent
la charrue rouillée
loin
la mémoire du dernier sillon
devant l'étable
vide
le vieux et son tabac gris
le vieux et sa canne
inséparables
depuis la dernière guerre
le monument de l'église
que de noms sacrifiés
un vieux lui parle
seules les ruines
de ce village perdu
accompagneront l'hiver
des cris d'enfants
à la vieille fontaine
juste arrêt pique-nique
ces murs chauffés
au dernier soleil d'automne
seuls les lézards en profitent
dernières lauzes tombées
le buron s’éteint
dernière transhumance
fromage et saucisson
sur la serviette à carreaux
toutes ces histoires
autour du cantou
le feu ne crépite plus
la mémoire des veillées
dernière transhumance
cette goutte de rosée
n'est pas une larme
.
La ronde des labeurs emplissait les jours et les traces dans la neige marquaient le quotidien. Au fil du temps les souvenirs s’estompent en gardant une mémoire dans la pierre.
Pierres désassemblées-
Le vieux chêne et la Cymbalaire
Veillent sur mon histoire
les dernières lauzes du buron
tombées à terre
tristesse de son regard
la route du village
envahie
par les herbes folles
le vieux banc de pierre
depuis longtemps
seule la caresse du vent
la charrue rouillée
loin
la mémoire du dernier sillon
devant l'étable
vide
le vieux et son tabac gris
le vieux et sa canne
inséparables
depuis la dernière guerre
le monument de l'église
que de noms sacrifiés
un vieux lui parle
seules les ruines
de ce village perdu
accompagneront l'hiver
des cris d'enfants
à la vieille fontaine
juste arrêt pique-nique
ces murs chauffés
au dernier soleil d'automne
seuls les lézards en profitent
dernières lauzes tombées
le buron s’éteint
dernière transhumance
fromage et saucisson
sur la serviette à carreaux
toutes ces histoires
autour du cantou
le feu ne crépite plus
la mémoire des veillées
dernière transhumance
cette goutte de rosée
n'est pas une larme
.
5 commentaires
liameliavq · le samedi 2 février 2019 à 01:06
Une belle prose.
Mes amitiés Naeja.
LN.
philipchevalier · le samedi 2 février 2019 à 06:02
Ton poème m'a permis de m'évader, de si bon matin, du cadre de ma mégapole. Nous sommes bien au cœur de la tranquille nature, dans ta chère Auvergne très certainement.
J'y ai le souvenir de ces villages, comme ceux que tu décris, où il n'y a pas si longtemps, je prenais les chemins de traverse pour me rendre du sommet du Puy de Dôme au Mont Dore, sans prendre la grande route.
Il m'a suffit de lire tes mots et de fermer les yeux. Et j'étais dans ce village.
Merci pour ce partage.
Avec toute mon amitié.
Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Susan* Coquelicot * · le samedi 2 février 2019 à 07:29
Ton poème ce matin m'a évoquée des souvenirs, pas si lointains pour moi ...L'évasion vers des chemins de campagne est primordiale ...La ville est souvent trop turbulente , de ce fait la recherche de lieux paisibles devient un réconfort !
La lecture de ta poésie m'a permise de m'évader ...Je me suis retrouvée dans mon petit village de Haute Marne ...
Merci Naeja et très bon week-end à toi !
Bien amicalement.
Susan
domidom · le lundi 4 février 2019 à 16:36
Quelle superbe poésie....
Me voilà retourner dans le jardin de mon enfance, j'ai revu presque tout, les vieilles charrues; les herbes folles, les vieux bancs, etc...etc... J'ai même revue les bombardements, et oui, j'étais déjà là...
Je ne trouve pas les mots pour t'exprimer toutes les émotions que j'ai ressenti en te lisant, ceci me rappelle que mon avenir est bien dans mon dos....
Comme toujours te lire fut un plaisir...
Je t'embrasse, Domie...
naeja · le mercredi 6 février 2019 à 23:50
amitiés à vous Naeja
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