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🚢🛳 1- A Hambourg, Amsterdam, Londres ou ailleurs

Le mardi 5 février 2019 à 20:39, posté par FRANCOIS · 63 lectures

Illustration du poème « 🚢🛳 1- A Hambourg, Amsterdam, Londres ou ailleurs »
Je suis obligé de recommencer, car l'on a bloqué mon site et

j'ignore les raisons, car parler de la prostitution n'est pas un

sujet contraire à l'éthique,et puis ce site est sensé être un lieu

d'échanges, non soumis à des protocoles antédiluviens et

obsolètes.



Si subitement un badaud flegmatique, un flâneur nonchalant

venait à m’accoster pour me poser cette élémentaire question

concernant une simple définition de l’amour, ma cavité buccale

demeurerait silencieuse, et je me ratisserai le cuir chevelu et me

gratterais le menton.



Je me trouverais, sans aucun doute dans l’incapacité absolue

d’articuler une explication logique et cohérente, car j’ignore la

signification exacte de ce mystérieux vocable.



Et puis, diantre, d’éminents prosateurs et des versificateurs

plus illustres que moi sont parvenus codifier d’incomparables

passages sur ce sujet.



Que pourrais-je inventer ou ajouter sur ce délectable thème, qui

a été maintes fois croqué et peint sous la plume astucieuse d’un

littérateur émérite, et savamment peint et croqué sous de

multiples et diverses encoignures, au risque de me silhouetter

sur la toile opaque de la médiocrité.



Dois-je m’ensevelir dans l’assombrissement des saisons, et me

souvenir de prime abord de ces embrassements hâtifs, de ces

étreintes furtives et de tous baisers volés, que j’ai niaisement

segmentés lors de mes primitives de jeunesse.



Évidemment, j’ai beaucoup de moments de pénurie, car en ces

temps précédents, les conventions sociales étaient inflexibles,

et il ne suffisait pas de prononcer d’anodines calembredaines

pour dérober un cœur de sublime jouvencelle.



Parfois, Cupidon, dans sa considérable bienveillance, prélevait,

dans son flamboyant carquois, une séraphique flèche, et enfin le

prodigieux miracle s’accomplissait selon des principes plus ou

moins fuligineux.



La rencontre inopinée de deux créatures ingénues, dont les

désirs sensuels s’éveillaient simultanément, cette soudaine

révélation de nos appétits charnels s’avérait être la première

manifestation de nos pulsions impudiques.




Je pense, à juste titre, que je n’ai pas encore acquis une

expérience suffisante de l’existence, mais je n’ignore pas

la souveraine emprise et le pouvoir ensorcelant de la

plastique féminine.




J’ai compris à travers mon vécu quotidien, et l’étude des

événements historiques, que ces délicieuses vénus avaient la

capacité de rendre un homme heureux ou de le réduire en

cendres.



À présent, je vais vous communiquer mon nouveau poème, qui

traite un sujet tabou, celui de l’univers de la prostitution.




------------------------------------1----------------------------------


Comment méconnaître,| les guets - apens des vents,

Les balandrans des pluies,| les fouets invisibles

De ces froids furieux,| de ces cieux terribles

Aux moires bleuâtres,| aux reflets innocents.


------------------------------------2----------------------------------


Par quel moyen, saisir,| lors de courtes visites

Les silences des quais,| d’effluves recouverts,

S’étendant sur les parcs,| jardins, espaces verts,

Et percer les secrets| des classes composites.


------------------------------------3----------------------------------


Ville˽ hanséatique,| rubis des flots du Nord,

Port actif et vaillant,| Hambourg, cité divine

Près de l’embouchure| d’une˽ Elbe serpentine

Vous confond et surprend| au premier abord.


------------------------------------4----------------------------------


Cette belle voie d’eau| insérant ses semences

En des grès anciens,| nommés Monts des Géants

Irrigue des contrées| par canaux verdoyants

S’unissant joliment| à travers confluences.


------------------------------------5---------------------------------


Mère d’un complexe| de végétations

Se répandant le long| de son itinéraire,

Choyant faune˽ et flore| de façon exemplaire

Elle reçoit toujours| vols et migrations.


------------------------------------6---------------------------------


La douce brisureË˝ en| deux pittoresques branches,

Dans l’infinitude| gagne ses unités.

En aval, les ramées, | dans leurs proximités

Sublimement tressent| leurs chevelures blanches.


-----------------------------------7---------------------------------


En ce vaste bassin,| réservoir fluvial,

Un concert de réseaux| entre Rhin et Baltique

Pour homme˽ industrieux| ou âme romantique

Trémule˽ entre touffeur| et climat pluvial.


------------------------------------8---------------------------------


Dans un carmin district| de coruscations rouges

Éclot un quartier,| proscrit pour top - model

Où naissent savamment| d’un florissant bordel

D’un éden de stupre,| ou d’inlassables bouges.


------------------------------------9---------------------------------


Très loin du carrousel| des porte-conteneurs,

Et des grues, regagner| cette fantaisiste

Reeperbahn, investie| d’une˽ onde˽ hédoniste

Afin de s’éclipser| au cœur des promeneurs.


------------------------------------10--------------------------------


Énumérer néons,| écumer plates-formes,

Sonder les artères| d’un vif Sankt Pauli,

Baigné par des senteurs| de bois, de patchouli

En quête de poupées| pour biffer soifs énormes.


------------------------------------11--------------------------------


Cachés par des cloisons,| murs couverts d’interdits,

Des passages discrets| scindés par des pancartes

Guident des matelots| entortillés de spartes

Vers des devantures,| des paradis maudits.


------------------------------------12--------------------------------


Ces journées de torpeurs,| et paresses gélives,

Dépensées tout autour| des bars et cabarets,

Lieux de détresse,| pareils aux lazarets,

Gravent les empreintes| des mœurs alternatives.


------------------------------------13--------------------------------


Éteint l’eldorado| des fileurs de torons,

Voici, venue l’heure| des chanteurs d’opérettes.

Des nuits du music-hall,| des vesprées de buvettes,

Le printemps des rixes,| des plaisirs, et jurons.


------------------------------------14--------------------------------


Sur des goudrons brûlants,| lotis en petits groupes,

Se meuvent des passants,| des rĂ´deurs, des chalands,

La licence conduit,| ce troupeau de marchands.

Vers des fauteuils vêtus,| d’alléchantes croupes,


------------------------------------15--------------------------------


Cette procession| d’étonnants tabourets,

Habillés de jambes| exposés en vitrines.

Ces merveilleux divans| engorgés de poitrines,

Sans répit, capturent| d’évanescents hourets.


------------------------------------16--------------------------------


L’abus de bas en soie,| ou de jarretière,

Ensorcèle le cœur, | affole le regard,

Et je dirais même,| sans paraître ringard,

Qu’il guide le client,| droit au cimetière.


------------------------------------17--------------------------------


Mieux vaut s’exposer| à la beauté des fleurs,

Se bercer de rêve,| pendant les flâneries.

Rechercher le calme,| fuir les mesquineries,

S’écarter des affronts,| et des mots persifleurs,
:7:
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1 commentaire

napfranc1 · le mardi 5 février 2019 à 21:04

Ce poème peut certainement offusqué les esprits moyenâgeux, étroits et obtus, les grenouilles de bénitier, et les personnes, qui ne connaissent rien à la vie.

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