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đŸ‘źâ€â™‚ïžđŸ•”ïžâ€â™‚ïžđŸ’‚â€â™‚ïž9 – Le collaborateur

Le lundi 7 octobre 2019 à 16:35, posté par FRANCOIS · 67 lectures

Illustration du poĂšme « đŸ‘źâ€â™‚ïžđŸ•”ïžâ€â™‚ïžđŸ’‚â€â™‚ïž9 – Le collaborateur »
Je mĂ©connais les fondements raisonnables, qui m’ont incitĂ© Ă  enfanter cette
pĂ©nible et douloureuse composition, mais je me devais de m’extirper de mon
silence par respect de ces millions de victimes massacrĂ©es au nom d’une
philosophie totalitaire et antisémite.


Évidemment, je ne dispose nullement d’un ensemble de connaissances
infuses,et j’ai ingurgitĂ© avec une importante indisposition plusieurs
tĂ©moignages plus que dĂ©chirants et dramatiques d’hommes et de femmes
internĂ©s dans des camps d’extermination, car leur morphologie ou leurs
idées ne coïncidaient pas aux stupides préceptes de la politique eugéniste
définie par le TroisiÚme Reich, qui avait puisé ces sources sur la doctrine
galtonienne.


Chelmno, Treblinka, Lublin – Majdanek, Belzec, Auschwitz-Birkenau, Sobibor,
d’apocalyptiques Ă©pouvantes profĂ©rant une odeur satanique, d’inarrachables
abattoirs, oĂč l’existence ne dĂ©pendait que de l’humeur de bouchers sadiques,
des institutions fanatiques accoutumées à pratiquer ce pernicieux raffinement
de l’art de la mort.


Ces centres d’anĂ©antissement seront rĂ©futĂ©s par un nombre incalculable de
sujets Ă©quipĂ©s de brise-vue leur permettant d’acquĂ©rir une acuitĂ© proche de
celle des mammifĂšres fouisseurs, comparables Ă  ces musaraignes amblyopes
et Ă  ces taupes borgnes, que le soleil de la vĂ©ritĂ© et la lumiĂšre de l’objectivitĂ©
aveugle, perturbe et déstabilise.


Bien entendu, ces infects lieux d’isolement se trouvaient souvent sur des
endroits insalubres et fangeux, propices à la fiÚvre des marais, qui sévissait
de façonperpĂ©tuelle, et ces emplacements malsains Ă©taient encerclĂ©s d’un
périmÚtre abominable et infranchissable de barbelés soumis à une haute
tension, sans négliger les précautionneux observatoires, qui phagocytaient
irrĂ©mĂ©diablement toute tentative d’évasion.


Un haras pour haridelle expirante aurait été conçu avec beaucoup plus de
conforts et de commodités, que cette loqueteuse famille de piteuses galetas,
oĂč Ă©taient amoncelĂ©s plusieurs milliers de squelettiques spectres immolĂ©s
sur de fĂ©tides paillasses garnies essentiellement d’ébarbures ligneuses, qui
facilitaient la détestable propagation des poux.


Quel inestimable quantiĂšme de bĂ©atitudes Ă©radiquĂ©es d’un simple geste de
la main, quelle considérable proportion de bonheurs saccagés par la démence
humaine, félicités violées et éparpillées aux quatre encoignures ténébreuses
de ces interminables baraques, strictement paupérisées en méthodes
d’hygiĂšne, privĂ©es de tout systĂšme d’aĂ©ration, dont le sol lugubre Ă©tait
spécialement confectionné en terre battue.


Afin de ne pas offusquer les consciences perméables et de ne pas froisser
les ñmes sensibles, j’effleurerais les horribles souffrances des martyrs de
ces camps, je survolerais les exécutions perpétuées, soit en projetant une
balle dans la nuque, soit en accomplissant une crémation collective, en
évoquant briÚvement toute cette large gamme de punitions corporelles, en
ne m’étendant nullement sur les potences dressĂ©s pour la pendaison des
enfants d’origine juive.



Comment pourrais-je extirper de ma mémoire, tous ces hurlements inhumains,
ces sinistres lamentations, ces pleurs muets et silencieux, certes je n’ai pas
connu cette honteuse période, mais les vibrations cauchemardesques de ces
clameurs hantent ma mémoire, et ces échos hallucinants musÚlent ma sérénité
et paralyse complĂštement l’amplitude de mes rĂ©flexions.


Sans contredit, je peux pardonner la dĂ©nonciation arrachĂ©e sous l’impulsion
efficace d’un mĂ©phistophĂ©lique supplice, qui ravirait des dĂ©clarations plus ou
moins avĂ©rĂ©es mĂȘme Ă  des masses de pierre, mais je chĂątie vivement tous
ces sycophantes spumeux et serviles, dont l’unique prĂ©occupation est de
s’accaparer du patrimoine d’autrui, en les trahissant et en les livrant à une
disparition irréfragable, mais qui se souvient de la rafle du 16 et 17 juillet
1942 du VĂ©lodrome d’Hiver orchestrĂ© grĂące au concours de gendarmes et
policiers français appartenant Ă  l’horrifique RĂ©gime de Vichy.




Au dire de l’ithos | ou du marmottement,
La nouvelle˜ est toujours | un renouvellement,
Avec gens corrompus | ou états émergents,
Avec classes choisies | ou essaims décadents.


Dans ce vaste magma | fermentant de méprises,
Qui se fend et se rompt | sous le poids de la crise,
Il est hypnotisé | par le bond des surprises,
Et du saint postulat | il cingle la maĂźtrise.


Par vil consentement | des impairs sociaux,
Pour ne pas chiffonner | les aspects raciaux,
Il calque l’autruche | gorgeant les fabliaux :
son esprit Ă©galant | l’ineptie des troupeaux.


Afin d’ĂȘtreËœ acquittĂ© | par les feux du dĂ©luge
Dans l’oubli, il pense | rencontrer un refuge,
Mais, l’amnĂ©sie produit | un capon subterfuge,
Un venin plus mortel | qu’un puissant vermifuge.


Quand la foi se fige, | se dĂ©sisteËœ et s’endort,
Pour masquer les erreurs, | les fautes, et les torts,
Perdu, dans ses fumées, | il croit au réconfort,
Sans jamais s’émouvoir | des gueux et de leurs sorts.


En marmouset de grùs | d’excellente facture,
Il railleËœ et liquide l l’ĂȘtre mis en pĂąture,
Mais, prîne les sphùres | d’impeccable stature,
Méprisant les sujets | abordant la torture.


Sans droits, cette triste | civilisation,
Ne peut qu’ensemencer | champs de correction,
OĂč le maĂźtre se dit | normalisation,
Et le serf se nomme | discrimination.


Pour ne pas connaütre | le talon d’une botte,
DĂšs qu’au lever du soir, | hue la cryptiqueËœ hulotte,
Miséreux tsigane, | néglige ta roulotte,
Et sans regret, traßne | ta lignée dans ta hotte.


Car dans la nuit, fusent | d’indues tractations,
Hélant pour résoudre | toutes ces questions,
Des scĂ©lĂ©rats chargĂ©s | de l’épuration,
Menant et conduisant | à l’arrestation.


Alors que les sbires, | sans nul ménagement,
BrĂ©sillĂšrent l’entrĂ©e | de milleËœ appartements.
Les seuils furent garnis | par tous ces contingents,
Capturant leurs martyrs | avec discernement.


Vu qu’on eĂ»t dĂ©finit | planification
La liquidation vint | sans brin d’objection,
Car la fondamentale˜ | et simple˜ injonction
Fut d’activer la clĂ© | de la solution.


Sans aucuns anodins | discours ou jugements,
Les terribles fauves | mirent ces mouvements,
Dans d’obscures niches | de grands rassemblements,
Avec précisions | et maints empressements.



Du moment que le rapt | des proscrits innocents
Eut ravi les enfants | des bras de leurs parents,
Le banni fut servi | aux camps d’internements,
Pour courtiser rebuts | infects et excréments.


Massacrés, par haine | trop idéologique,
Constamment inculpés | par rÚgles laconiques
De décrépitude | de rang pathologique
Ils furent tous offerts | à la mort schématique.


Oui, les fours ne furent | point une˜ illusion,
Les faits eugéniques, | des jeux de fiction,
Et les rafles, pures | mystifications,
Car ces cris turent | nefs et religions.


Qui a pu subsister | dans ces conditions,
En ces fossĂ©s pavĂ©s | d’exterminations,
Sous joug et carcan des | clans d’interventions,
Enragés, ivres de | moult exécutions


Eh ! toi, vil poison, qui, | sous l’occupation,
Eut dupé, grugé tant | de populations,
Par vols, expulsions, | expropriations,
Nul pardon ne pourra | blanchir l’exaction.


Et pour clore le huis | de la réalité,
Je dirais que l’humain | pĂ©trit sa vĂ©ritĂ©,
Que l’humeur est hostileËœ | Ă  la moralitĂ©,
Et qu’elle luit dans l’art | de la perversitĂ©.
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