Aller au contenu
MesPoèmes.net Créer mon site de poésie

nouvelles-poésies-intérieures

​🇭🇹​🌋​🏰​ 21 - 6 Toussaint Louverture (fin)

Le mercredi 23 décembre 2020 à 10:29, posté par FRANCOIS · 42 lectures

Illustration du poème « ​🇭🇹​🌋​🏰​ 21 - 6 Toussaint Louverture (fin) »
Au total, un girondin, | venant de la métropole,

Le flamboyant Sonthonax | respecte cette parole,

Brisant l’asservissement. | Brusquement, la carmagnole

S’élance pour voltiger | ainsi qu’une farandole.




Bref, tu sors hors de l’île | l’influence britannique,

En fidèle partisan | de la jeune république,

Menant à Saint-Domingue, | dentelure colérique,

Raison et convention, | avec patience et tactique.




Puis un jour, Hédouville, | délégué du Directoire,

Souhaitant appréhender | l’ensemble du territoire,

En tant qu’administrateur, | ceint et couronné de gloire,

Est contraint de s’esquiver | sans aucune échappatoire.




L’antagonisme est brutal, | vu que l’opportunité,

Tâtonnement hasardeux | grevant chaque hostilité,

Dévoile un masque matois| car toute réalité,

Qui invente ou élude, | défraîchit la liberté.




Bien que l’assistance | soit réduite, faible et mince,

Que risques, dangers, périls, | ressemblant à une pince,

Te pressent dans un étau, | qui crie, rugit, hurle et grince,

Tu t’inscris en imposant| conquérant à Port-au-Prince.




De tes actions d’éclat, | Bonaparte fut jaloux.

Ton émancipation | aiguillonna son courroux.

Sa rage te lapida | par sifflement de cailloux,

Et t’enferma dans le fort | impitoyable de Joux.




Toi, le serf indépendant, | l’émeutier indocile,

Le factieux réprouvé, | dépouillé de domicile,

Tu revois tes montagnes, | ta planète versatile,

Et sa mâchoire oblongue | d’intimidant crocodile.




Hérétique muselé | grâce à un mors à pas-d’âne,

Dans l’atmosphère grise, | ta méditation flâne.

Un flot de mélancolie | ombre et embrouille ton crâne,

Quand tu rêves du divin | étang de Miragoâne.




Dans ton cachot de ton roux, | fourbu par quintes de toux,

Tu requiers Ă  genoux, | supplies moineaux, hiboux.

L’émoi, qui te menace, | dissimule un regard doux,

Sous des serments de vignes, | des garnitures de houx.




Accablé par les frimas, | engloutissant ton tombeau,

Par l’humiliation, | enluminant ton flambeau

La mort te met au poquet, | en nécessiteux corbeau,

Sans avoir pu célébrer | l’insuccès de Rochambeau.




Ilote ligaturé | par la fureur exemplaire

D’un tyran inconvenant | et sicaire sanguinaire,

Tu péris sans friction, | en exilé solitaire,

Cependant, tu demeures | dans l’histoire légendaire.




Dans les mangroves grouille, | l’efflorescence murmure.

Tous les palétuviers | développent leurs ramures,

Et dans cet érubescent | soleil flambant les natures,

Resplendit un colosse, | chantant Toussaint L’Ouverture.
Pas encore de note · connectez-vous pour noter

Aucun commentaire

Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.