Travaux d'automne
C'est l'automne, il est temps de penser
Aux semis des graines hivernales
Avant de songer aux bacchanales
Qui, demain, viendront récompenser
Le labeur d'une bien longue année,
Moribonde et bientôt effanée.
Plus besoin de profond labourage,
C'était là technique d'un autre âge ;
Aujourd'hui, la chimie a raison
De l'insecte à coups de pesticides,
De l'ivraie à renfort d'herbicides,
Nul ne meurt pour si peu de poison !
Si d'aucuns posent la question :
Est-ce bon pour la santé de l'Homme ?
On s'en fiche, il faut être économe !
Répondront, clos dans leur bastion,
Les experts qui constuisent l'Europe,
Pauvres fous, à l'esprit amblyope.
J'aimais tant écouter la chanson
Qui disait aux chevaux "Allez, hue",
C'est fini l'époque où la charrue
Avançait au pas du Brabançon ;
Maintenant, on flatte la machine
Afin de ne plus courber l'échine.
Rugissant comme un monstre infernal,
Le semoir, dans un bruit de tonnerre,
De ses socs, a déchiré la terre
Qu'il salit d'un poussier séminal.
Le profit ronge l'agriculture,
Pour l'argent, on brade la nature.
Elle tombe aux mains du charlatan,
Ils sont morts, les paysans d'antan !
Aux semis des graines hivernales
Avant de songer aux bacchanales
Qui, demain, viendront récompenser
Le labeur d'une bien longue année,
Moribonde et bientôt effanée.
Plus besoin de profond labourage,
C'était là technique d'un autre âge ;
Aujourd'hui, la chimie a raison
De l'insecte à coups de pesticides,
De l'ivraie à renfort d'herbicides,
Nul ne meurt pour si peu de poison !
Si d'aucuns posent la question :
Est-ce bon pour la santé de l'Homme ?
On s'en fiche, il faut être économe !
Répondront, clos dans leur bastion,
Les experts qui constuisent l'Europe,
Pauvres fous, à l'esprit amblyope.
J'aimais tant écouter la chanson
Qui disait aux chevaux "Allez, hue",
C'est fini l'époque où la charrue
Avançait au pas du Brabançon ;
Maintenant, on flatte la machine
Afin de ne plus courber l'échine.
Rugissant comme un monstre infernal,
Le semoir, dans un bruit de tonnerre,
De ses socs, a déchiré la terre
Qu'il salit d'un poussier séminal.
Le profit ronge l'agriculture,
Pour l'argent, on brade la nature.
Elle tombe aux mains du charlatan,
Ils sont morts, les paysans d'antan !

9 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 13 septembre 2013 à 15:42
Eh bien l'ami, tu ouvres le ban le premier, avec le premier poème "automnal". Il est vrai qu'à Paris notamment et dans une partie de la France, le soleil s'en est allé et que les températures ont chuté ! Maiiiiiiiis, inutile de nous donner le blues, l'hiver viendra assez vite. Une petite touche de réalisme économique, à la fin de ton poème ! Eh oui, les Barons de l'Agro-alimentaire n'ont que faire du soc et de la charrue à l'ancienne, témoignage du passé ! Amitiés, Pierre. Philip.
nemo · le vendredi 13 septembre 2013 à 16:12
L'automne a fait une apparition en fanfare dans ma campagne. Les agriculteurs s'en donnent à coeur joie avec les semis d'hiver et me rendent malade quand je vois les tonnes de produits chimiques qu'ils déversent sur ce que, in fine, nous allons manger.
Allez, j'ajoute un petit Van Gogh pour le plaisir...
Amitiés,
Pierre.
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http://www.mespoemes.net/nemo
domidom · le vendredi 13 septembre 2013 à 22:15
(Remuez la terre, ne laissez nul place où la main passe et repasse, un trésor est caché dedans, un peu de courage vous le fera trouver etc...etc...)...
J'ai labouré, semé, cultivé avec mes parents....
Ton poème me ramène à cette époque, où le paysan avait l'amour de la terre...
Epoque hélas bien trop lointaine...
Une fois de plus, j'ai adoré te lire ...
Amitiés, Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
odradek · le dimanche 22 septembre 2013 à 18:34
http://www.mespoemes.net/odradek
odradek · le dimanche 22 septembre 2013 à 18:42
Avec son bon sens, Pierre, puisqu'il se nomme ainsi, ne se fit jamais avoir par le crédit mutuel, et se garda d'utiliser au maximum les produits de la Cavac, il avait pigé l'extrême danger. Ils furent peu. Et ils s'aimèrent toute leur vie, de vrais gamins. Rassurant, on sait que ça existe.
http://www.mespoemes.net/odradek
salus · le samedi 19 octobre 2013 à 19:47
Je vous crois, cher Némo, capitaine de poésie !
Vos ennéasyllabes sont superbes, même si "questi-on" est une diérèse qui me gène ! (mais j'ai un problème avec ça, voir "Louche mage" du 15 mai 2013, date à laquelle j'ai "définitivement réglé le problème")
En tout cas, monsieur, souffrez que je vous considère !
Amicalement,
Salus
salus · le samedi 19 octobre 2013 à 19:49
Question subsidiaire :
Pour neuf "pieds", où est la césure ?
Et pour onze ?
salus · le dimanche 20 octobre 2013 à 13:00
...Réponse : (dixit un site d'études littéraires)
- Ennéasyllabes (neuf) 3/6 ou 4/5 ou 5/4
Et donc, tu as choisi 3/6 - je dirais le plus "classique"! (avec, si l'on "pinaille" une légère licence au troisième vers, qui ne me raye pas le cerveau !)
- Hendécasyllabe (onze) 8/3 ou 5/6
Chaleureuses amitiés, félicitations réitérées et mes excuses pour le tutoiement alternatif ! (ça va se tasser)
Salus
Gagner plus d'Argent · le mercredi 5 février 2014 à 08:00
Gagner plus d'Argent http://tinyurl.com/vot35r69ako9
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