Apocalypse
Immobile et prostré sur un lit d’hôpital
Dans un état second enfanté par les drogues,
J’échappe pour un temps aux mains des nécrologues
Et sors péniblement d’un lourd sommeil létal.
Un rai laiteux se coule aux fentes des volets ;
Il jette au mur l’horreur de son théâtre d’ombres :
A demi calcinés au milieu de décombres,
Des corps jonchent le sol, racornis et mêlés.
Suis-je à Herculamum ? Manhattan ? Oradour ?
Est-ce l’œuvre des dieux ou la fièvre des hommes ?
La vermine détruit les larves que nous sommes,
Nous renvoie au néant, chacun à notre tour.
Quel esprit maléfique avons-nous irrité
Pour qu’il nous abandonne aux hyènes putrides ?
Car déjà, contemplant nos cadavres livides,
L’œil cruel d’Anubis perce l’obscurité.
On entend aux enfers la danse du sabbat
Quand, dans un hurlement, le ciel noir se déchire…
Et moi, désespéré, je sombre en mon délire
Anéanti, brisé par l’ultime combat.
Dans un état second enfanté par les drogues,
J’échappe pour un temps aux mains des nécrologues
Et sors péniblement d’un lourd sommeil létal.
Un rai laiteux se coule aux fentes des volets ;
Il jette au mur l’horreur de son théâtre d’ombres :
A demi calcinés au milieu de décombres,
Des corps jonchent le sol, racornis et mêlés.
Suis-je à Herculamum ? Manhattan ? Oradour ?
Est-ce l’œuvre des dieux ou la fièvre des hommes ?
La vermine détruit les larves que nous sommes,
Nous renvoie au néant, chacun à notre tour.
Quel esprit maléfique avons-nous irrité
Pour qu’il nous abandonne aux hyènes putrides ?
Car déjà, contemplant nos cadavres livides,
L’œil cruel d’Anubis perce l’obscurité.
On entend aux enfers la danse du sabbat
Quand, dans un hurlement, le ciel noir se déchire…
Et moi, désespéré, je sombre en mon délire
Anéanti, brisé par l’ultime combat.
6 commentaires
oliverjane1950 · le dimanche 11 mai 2014 à 08:19
Et notre ami est de retour ! tambour battant !avec une superbe poésie… comme à l’accoutumée d’ailleurs ! à cheval, sur une prosodie, bien métrisée !
On est tenté de penser que le sujet est en rapport à cette éclipse qui nous sépara momentanément d’une étoile…
Des effets secondaires de médicaments pour neutraliser une maladie, peut être ? J’opterais plutôt pour un grave accident… causé par je ne sais quoi, je ne sais qui. Bon, l’essentiel, est que les choses iraient beaucoup mieux, puisque tu as composé un texte digne d’un Némo en forme ! ( sourire ).
Quoi qu’il en soit… bonne journée !
Amitiés. Oliver
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
oliverjane1950 · le dimanche 11 mai 2014 à 08:50
Encore bonne journée !
Oliver
rejane · le dimanche 11 mai 2014 à 10:04
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http://www.mespoemes.net/rejane
domidom · le dimanche 11 mai 2014 à 14:04
Je pense que ta poésie est relative à la cause de ton silence, s'il en est ainsi, je te souhaite courage et bon rétablissement....
Mes sincères amitiés mon cher Némo....
Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
nisti · le lundi 12 mai 2014 à 08:21
http://www.mespoemes.net/nisti
bien le bonjour Némo, mon "nom" est misterB. Il n' y a pas longtemps que je suis sur ce site et c' est la première poésie, de toi, que je lis. j' ai trouvait que ton niveau en matière de poésie était très élevé et que tu fesait des miracle poétique. P.S. : j' ai hâte de lire ta prochaine poésie!!!
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 14 mai 2014 à 06:52
Ah voici l'explication de ton silence ! Je n'étais pas le seul, vois-tu à m'interroger sur ton silence. Eh bien j'espère que cette aventure n'est plus qu'un souvenir. En tout cas si elle te permet d'en écrire tes ressentis à travers ta poésie, tant mieux. Les fièvres engendrent d'initiatiques voyages aux confins de l'absurde, de la folie, de surréalistes contrées. Mais ce ne sont que des fièvres, heureusement. C'est bien d'avoir consigné dans un poème ces fébriles instants. Amitiés. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
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