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Sous les ponts de Paris (essai)

Le mercredi 30 juillet 2014 à 21:20, posté par Pierre · 486 lectures

Un musicien sans fortune
Qui n’avait pas de rancune
Enseignait pour une thune 
La sonate au clair de lune ;

En dispensant sa leçon
Plusieurs fois, il tituba,
Car il aimait tant le son
Du saxhorn nommé tuba.

Une pauvresse éclopée,
Tombée en état de grâce,
Déclamait la mélopée,
Un peu faux, mais non sans grâce,

Pendant qu’un vieux baryton
Lui titillait le téton.
Mais à quoi rêvait Gaston
Sous son fin drap de carton ?

5 commentaires

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 31 juillet 2014 à 10:45

Bonjour, Pierre. Tiens, toi le Wallon, tu nous brosses un petit instantané de scènes parisiennes, qu'il faut savoir découvrir, regarder et apprécier. Dans mes promenades, mes pas me conduisent très souvent sur les quais de la Seine et sous leurs ponts. Des musiciens comme cela, j'en croise souvent : accordéon, violon, guitare, sax. Ils sont parfois dans leurs rêves, dans leurs habits parfois défraichis. Ils jouent souvent pour le plaisir aussi, pas pour avoir une pièce. Quant au rappel de la sonate au clair de lune, quel régal, c'est un des morceaux de Debussy que je sais jouer sur mon piano, un de mes morceaux préférés qui continue à me transporter encore et encore sur.....mon cher Jardin de Lune. Quelle musique ! Même......au saxo !!!! Merci pour ce partage, mon cher Pierre. Amitiés. Tot ziens. Philip.

rejane · le jeudi 31 juillet 2014 à 14:14

Tableau réaliste, et pas seulement sous les ponts de Paris. A quoi rêvait Gaston ... ça on ne le saura jamais :)

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http://www.mespoemes.net/rejane

Cerise · le vendredi 1 août 2014 à 08:36

Bonjour Pierre,
Merci pour cette tranche de vie chantante.
Très agréable à lire.
Amitiés
Béatrice

Domidom · le vendredi 1 août 2014 à 17:11

Qu'importe l'instrument pourvu que la musique soit bonne....
Au plaisir, Domie...
http://www.mespoemes.net/bluegirl

Nhand · le mercredi 10 septembre 2014 à 05:18

Une bien sympathique promenade dans Paris, avec ces vers dont le jeu des rimes est très intéressant.
En te lisant, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à la chanson de Gainsbourg "Accordéon".
Mais là, à quoi pensait Gaston ? Au téléfon qui son ?
Ok, là, je divague et dérive.
D'ailleurs, je prends congé. Ce fut un régal de venir cueillir ta poésie une fois de plus. A plus, l'ami.
Amicalement.

http://nhand2014.canalblog.com

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