C'est...
La tendresse…
C’est le don d’un sourire et la main que l’on tend
Contre rien en retour, à l’inconnu qui souffre,
A l’étranger perdu qui, dans la rue, étant
Abandonné de tous, se trouve au bord du gouffre.
C’est aussi la chaleur et la douceur du sein
Auquel le nouveau-né s’abreuve de la sève,
Du sang de sa maman qui couve son poussin
En le serrant très fort de crainte qu’on l’enlève.
C’est le regard d’amour que s’échangent les vieux
Qui savent que demain, l’un partira sans l’autre
Et se disent tout bas, en regardant les cieux,
Cette étoile qui brille, elle sera la nôtre.
C’est tendre l’autre joue en échange d’un coup,
Se différencier de l’animal, en somme,
Se conduire en agneau plutôt que d’être un loup,
C’est faire qu’un humain mérite le nom d’Homme.
________________________________________
Peinture de Paul Gauguin
C’est le don d’un sourire et la main que l’on tend
Contre rien en retour, à l’inconnu qui souffre,
A l’étranger perdu qui, dans la rue, étant
Abandonné de tous, se trouve au bord du gouffre.
C’est aussi la chaleur et la douceur du sein
Auquel le nouveau-né s’abreuve de la sève,
Du sang de sa maman qui couve son poussin
En le serrant très fort de crainte qu’on l’enlève.
C’est le regard d’amour que s’échangent les vieux
Qui savent que demain, l’un partira sans l’autre
Et se disent tout bas, en regardant les cieux,
Cette étoile qui brille, elle sera la nôtre.
C’est tendre l’autre joue en échange d’un coup,
Se différencier de l’animal, en somme,
Se conduire en agneau plutôt que d’être un loup,
C’est faire qu’un humain mérite le nom d’Homme.
________________________________________
Peinture de Paul Gauguin

7 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 16 octobre 2014 à 19:00
La tendresse ! Le tout premier mot de ton poème. C'est ce qu'il y a de plus beau. C'est ce qu'il y a de plus important.
Ton poème n'a pas été loin de m'émouvoir jusqu'aux larmes.
La tendresse, souffle sublime qui doit braver le Temps.
Je vais laisser la conclusion à ce tendre conteur qu'est le slammeur Grand Corps Malade :
"La tendresse ? C’est ce qui reste de l'amour derrière les barrières que le temps dresse".
(Fabien Marsaud dit Grand Corps Malade)
Mes amitiés bien sincères, Pierre. J'ai eu très grand plaisir à te lire. Bien à toi. Philip.
lilo · le jeudi 16 octobre 2014 à 22:20
Guy · le vendredi 17 octobre 2014 à 09:34
Un poème tout en délicatesse Pierre, comme celle qui émane de tous vos écrits.
Merci. Guy
Réjane · le samedi 18 octobre 2014 à 13:34
louis · le samedi 18 octobre 2014 à 15:14
Amitiés. Richard.
Nemo · le mardi 21 octobre 2014 à 18:16
Micheline 1940 · le mercredi 22 octobre 2014 à 12:11
Amicalement, Micheline.
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.