Sonnet pour Zélie
Angelet tombé des cieux,
Poings fermés, elle repose,
Et c’est à peine si j’ose
L’effleurer du bout des yeux.
Que peut voir cette jeune Eve
Immergée au fond du rêve
Qui se forme en son esprit ?
Bientôt, quand elle s’éveille,
Attendri, je m’émerveille
Devant l’enfant qui sourit.
En tous temps comme en tous lieux,
La naissance d’une rose
Par une aurore, déclose
N’est un spectacle ennuyeux.
Poings fermés, elle repose,
Et c’est à peine si j’ose
L’effleurer du bout des yeux.
Que peut voir cette jeune Eve
Immergée au fond du rêve
Qui se forme en son esprit ?
Bientôt, quand elle s’éveille,
Attendri, je m’émerveille
Devant l’enfant qui sourit.
En tous temps comme en tous lieux,
La naissance d’une rose
Par une aurore, déclose
N’est un spectacle ennuyeux.
7 commentaires
imparfait · le vendredi 6 février 2015 à 10:38
Merci pour ce doux moment.
Nemo · le vendredi 6 février 2015 à 10:58
C'est un sonnet irrégulier dit "polaire".
Il présente le petit inconvénient d'éloigner assez fort les rimes des quatrains.
Baudelaire n'a d'ailleurs pas répété ces rimes dans ses sonnets polaires.
Merci de ta lecture et de ton commentaire.
domidom · le vendredi 6 février 2015 à 21:42
Amitiés, Domie...
Micheline 1940 · le samedi 7 février 2015 à 08:21
Mille amitiés,
Micheline.
Nemo · le samedi 7 février 2015 à 15:25
@Micheline : "un souffle d'ange", c'est exactement cela. Merci Micheline
violette · le dimanche 8 février 2015 à 13:24
et cette respiration syncopée
septcopée
ni imparfait ni polaire
tendre et chaud
Nemo · le lundi 9 février 2015 à 18:22
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