Demain
On dit qu’avec le temps, la mémoire chancelle,
Que l’écrin du passé risque d’être scellé ;
Quand je serai bien vieux, me souviendrai-je d’Elle ?
Assis dans un fauteuil, tristement isolé.
Le geste tremblotant, le souffle pantelé,
Saurai-je encore alors combien elle était belle
La Muse qui, jadis, m’avait ensorcelé ?
Ne sera-t-Elle plus qu’une absence éternelle ?
N’ayant plus d’appétits, n’aurai-je plus d’envies ?
Et peut-être serai-je en maison de repos,
Puisqu’on appelle ainsi ces infâmes tripots
Où l’on transforme en or les restes de nos vies.
Que l’écrin du passé risque d’être scellé ;
Quand je serai bien vieux, me souviendrai-je d’Elle ?
Assis dans un fauteuil, tristement isolé.
Le geste tremblotant, le souffle pantelé,
Saurai-je encore alors combien elle était belle
La Muse qui, jadis, m’avait ensorcelé ?
Ne sera-t-Elle plus qu’une absence éternelle ?
N’ayant plus d’appétits, n’aurai-je plus d’envies ?
Et peut-être serai-je en maison de repos,
Puisqu’on appelle ainsi ces infâmes tripots
Où l’on transforme en or les restes de nos vies.
8 commentaires
violette · le dimanche 12 avril 2015 à 14:47
Michel (Signes de Vie) · le dimanche 12 avril 2015 à 18:07
"N’ayant plus d’appétits, n’aurai-je plus d’envies ?
Et peut-être serai-je en maison de repos,
Puisqu’on appelle ainsi ces infâmes tripots
Où l’on transforme en or les restes de nos vies."
Salus · le dimanche 12 avril 2015 à 22:26
- Coulons avec le bâtiment !
(Car nul abysse ne nous ment,
Et des charognards guettent notre peine !)
domi · le lundi 13 avril 2015 à 06:57
bisous
cristoff · le samedi 18 avril 2015 à 00:00
nemo · le samedi 18 avril 2015 à 12:32
Surtout ne croyez pas que tous mes textes sont autobiographiques !!!
cristoff · le samedi 18 avril 2015 à 19:27
Nemo · le dimanche 19 avril 2015 à 10:56
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