A table !
Un seul regard de vous a ranimé la flamme
Brûlante d’un désir
Que je croyais éteint depuis longtemps, Madame,
Oh ! je vous vois rosir !
Bien sûr, vous éprouvez la fierté d’être femme
Et vous prenez plaisir
A ne point m’accorder ce que je vous réclame,
Et me laissez transir.
Ne savez-vous que j’ai - comme à vingt ans (ou presque) -
De vos appâts, un appétit gargantuesque ?
Et je suis encor vert !
Ma mie, écoutez-moi, ne soyez pas rebelle ;
N’auriez-vous point ouï que Midi nous appelle ?
Mettez donc le couvert !
Brûlante d’un désir
Que je croyais éteint depuis longtemps, Madame,
Oh ! je vous vois rosir !
Bien sûr, vous éprouvez la fierté d’être femme
Et vous prenez plaisir
A ne point m’accorder ce que je vous réclame,
Et me laissez transir.
Ne savez-vous que j’ai - comme à vingt ans (ou presque) -
De vos appâts, un appétit gargantuesque ?
Et je suis encor vert !
Ma mie, écoutez-moi, ne soyez pas rebelle ;
N’auriez-vous point ouï que Midi nous appelle ?
Mettez donc le couvert !
13 commentaires
louis · le dimanche 19 avril 2015 à 11:37
Nous consume les sens. Serait-elle cougar?
Amitiés.
Salus · le dimanche 19 avril 2015 à 17:23
Petit sonnet fier et charmant
Sur un désir, d'un or aimant,
Un vrai plaisir que cet andante !
(Je me permettrais, vu la qualité du texte, de "dénoncer" la minuscule répétition du mot "donc")
En toute amitié, et respectueux de votre art,
Salus
Nemo · le dimanche 19 avril 2015 à 17:36
@Salus : si si, il faut te permettre de me reprocher cette vilaine répétition facile à éliminer. Voilà qui est fait. Merci beaucoup Salus.
Salus · le dimanche 19 avril 2015 à 18:50
(Merci pour ta tranquillité d'esprit)
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 20 avril 2015 à 11:16
Eh bien me revoici, avec milles excuses !!!!!
Voici un poème « affamé » !!!! Mais délicieusement écris, un hommage à la beauté, à l’appétit, écrit sur un ton un peu « médiéval ». Mais….exquis. La beauté n’a pas d’âge, il faut bien regarder, c’est tout. Et ne jamais dire que beauté flétrit. A très bientôt, Pierre. Tot ziens ! Amitiés poétiques. Philip.
domi · le lundi 20 avril 2015 à 11:42
mais moi je reste perplexe avec la chute, si tu veux tu me la dis ?
bisou!
marine · le lundi 20 avril 2015 à 21:14
finalement qui est le plus sexuel des deux ?
j'avais écrit ce genre de truc je vais le retrouver
oui la chute est perplexe
marine · le lundi 20 avril 2015 à 21:20
je te raconte: un poète est invité chez une dame et il veut la séduire
il lui déclame des vers dès son arrivée
elle l'interrompt vertement : prenez donc les patins !
Nemo · le lundi 20 avril 2015 à 21:42
@Domi et Marine. Vous m'étonnez ! N'avez-vous jamais rencontré le démon de Midi ?
Ma Muse, quant à elle, a tout de suite compris...
marine · le samedi 25 avril 2015 à 14:45
on a laissé brûler les frites
et la sieste coquine
et le démon de midi tu parles on ne pense qu'à ça
tu n'as pas vu toi les patins
marine · le samedi 25 avril 2015 à 17:09
Foin du ciel inclément ! Bravant l’intempérie,
L’âme dûment trempée et d’un pas résolu,
Un poète fiévreux, à l’Amour dévolu,
S’en allait encenser son unique égérie.
Pareil à cet amant qui porte en la mairie
Son morne célibat et le voit révolu,
Déclinant de ses vers le passé dissolu
Sous l’averse il rimait l’amoureuse féerie.
Sa muse méritait les quatrains d’un Villon !
Aussi quatraina-t-il dès le seuil du salon,
Coulant les « vous mon cœur auprès des « je vous aime »
Mieux que chante la source au plus clair des matins ;
Or, la belle, endiguant ce débord de poème,
Répliqua sèchement : « Prenez donc les patins ! »
Micheline 1940 · le samedi 25 avril 2015 à 19:10
Je doute que vos propos soient restés sans écho, et vous envie l'instant du bel enchantement ... qui ne prit de délai et ne manqua de suivre !
Bien à vous,
M.
Nemo · le lundi 27 avril 2015 à 18:21
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