Aux jardins du Parnasse
Quel délice, ô ma Muse, il sont si doux tes vers,
Qu’il ne faut en marquer un seul par un obèle,
De purs alexandrins d’une grâce aussi belle
Que le rêve d’un ange en ses yeux entrouverts.
J’abjure la Science et m’oriente vers
La voix de Calliope. Athena me querelle
Quand Apollon lui dit que je m’éloigne d’elle
Et demande à Vulcain de me passer les fers.
Je ferai, s’il le faut, la descente aux enfers :
Hippomène me chasse, Atalante est rebelle ;
Ses sbires sont jaloux car ils savent Cybèle
Bien moins apte que toi pour combler mes hivers.
Qu’il ne faut en marquer un seul par un obèle,
De purs alexandrins d’une grâce aussi belle
Que le rêve d’un ange en ses yeux entrouverts.
J’abjure la Science et m’oriente vers
La voix de Calliope. Athena me querelle
Quand Apollon lui dit que je m’éloigne d’elle
Et demande à Vulcain de me passer les fers.
Je ferai, s’il le faut, la descente aux enfers :
Hippomène me chasse, Atalante est rebelle ;
Ses sbires sont jaloux car ils savent Cybèle
Bien moins apte que toi pour combler mes hivers.
5 commentaires
violette · le samedi 25 avril 2015 à 14:43
domi · le samedi 25 avril 2015 à 16:47
merci Pierre et bisous !
Salus · le samedi 25 avril 2015 à 17:26
Car j'aime les dieux grecs, et cette emphase antique
Où passe quelque muse et quelque amour attique,
Brûle de ce sacré de torche et de flambeau.
Micheline 1940 · le samedi 25 avril 2015 à 18:49
M.
liameliavq · le mardi 24 juillet 2018 à 03:03
aux parfums antiques m'a menée dans les livres mieux connaître Hippomène et Attalante.
Merci pour ces merveilleux textes de toutes formes dont vous êtes l'auteur, tellement plein de beauté poétique, de richesses culturelles et de dénonciation d'injustices...
Amicalement et admirativement.
LN.
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