Canicule
Trente degrés à l’ombre ! Ah ! je supporte mal
L’agouante touffeur de cette canicule !
C'est bien trop à mon goût, c’est même tropical !
A l’abri du soleil, j’attends le crépuscule
Pour retrouver l’influx de mon élan vital.
Pour me vivifier, j’imagine et je vois
Mille gouttes perler à la pointe des feuilles,
Je sens l’eau d’un ruisseau couler entre mes doigts ;
Empreinte du parfum subtil des chèvrefeuilles,
Une sente m’emmène à l’abri d’un sous-bois.
La frondaison m’accueille et m’offre sa fraîcheur ;
Dessous une charmille, un lit de mousse tendre,
Une alcôve secrète en un cadre enchanteur,
Entrouvre son berceau, m’invitant à m’étendre
Dans l’antre d’une nymphe au sourire aguicheur.
Des merles ont pris peur, ils se sont envolés ;
Un rayon de soleil se glisse entre les branches,
Et danse autour de moi comme des feux follets,
Macule mes habits de quelques taches blanches
Et donne un peu de vie à ces lieux isolés.
Et mon passé revient, pareil au mascaret
Remontant le courant de ma ressouvenance,
Comme on sent resurgir devant un vieux portrait
Les souvenirs cachés au fond de notre enfance…
Alors mon père est là, me contant la forêt.
L’agouante touffeur de cette canicule !
C'est bien trop à mon goût, c’est même tropical !
A l’abri du soleil, j’attends le crépuscule
Pour retrouver l’influx de mon élan vital.
Pour me vivifier, j’imagine et je vois
Mille gouttes perler à la pointe des feuilles,
Je sens l’eau d’un ruisseau couler entre mes doigts ;
Empreinte du parfum subtil des chèvrefeuilles,
Une sente m’emmène à l’abri d’un sous-bois.
La frondaison m’accueille et m’offre sa fraîcheur ;
Dessous une charmille, un lit de mousse tendre,
Une alcôve secrète en un cadre enchanteur,
Entrouvre son berceau, m’invitant à m’étendre
Dans l’antre d’une nymphe au sourire aguicheur.
Des merles ont pris peur, ils se sont envolés ;
Un rayon de soleil se glisse entre les branches,
Et danse autour de moi comme des feux follets,
Macule mes habits de quelques taches blanches
Et donne un peu de vie à ces lieux isolés.
Et mon passé revient, pareil au mascaret
Remontant le courant de ma ressouvenance,
Comme on sent resurgir devant un vieux portrait
Les souvenirs cachés au fond de notre enfance…
Alors mon père est là, me contant la forêt.
4 commentaires
Salus · le dimanche 28 juin 2015 à 21:59
Nemo · le lundi 29 juin 2015 à 11:54
@Salus : merci beaucoup, petite distraction. "caché" prendra sa place...
Philip (HARDIN DE LUNE) · le lundi 29 juin 2015 à 18:59
Nemo · le lundi 29 juin 2015 à 20:31
Mais dans les jours qui viennent, je pense que je vais... ne rien faire !
Amitiés, Pierre.
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