Pantaglose !
Les heures sont des fleurs l'une après l'autre écloses
Dans l'éternel hymen de la nuit et du jour
On est loin du temps où je te faisais la cour
Depuis lors nous avons partagé tant de choses.
Dans l'éternel hymen de la nuit et du jour
Il faut donc les cueillir comme on cueille les roses
Depuis lors nous avons partagé tant de choses
Mais la vie a voulu nous jouer quelque tour.
Il faut donc les cueillir comme on cueille les roses
..........Et ne les donner qu'à l'amour
..........Du temps où je te faisais la cour
Les heures sont des fleurs l'une après l'autre écloses
Ainsi que de l'éclair rien ne reste de l'heure
Qu'au néant destructeur le temps vient de donner
J'ignore si plus tard je pourrai pardonner
Oui je sais à présent que la vie est un leurre.
Qu'au néant destructeur le temps vient de donner
Dans son rapide vol embrassez la meilleure
Oui je sais à présent que la vie est un leurre
Parfois je crois entendre une voix résonner.
Dans son rapide vol, embrassez la meilleure
..........Toujours celle qui va sonner
..........Plus tard je pourrai pardonner
Ainsi que de l'éclair rien ne reste de l'heure.
Et retenez-la bien au gré de votre envie
Comme le seul instant que votre âme rêva
Ce doux reflet dans le miroir des yeux d'Eva
Et de ce long chemin qui jamais ne dévie.
Comme le seul instant que votre âme rêva
Comme si le bonheur de la plus longue vie
Et de ce long chemin qui jamais ne dévie
De l'horizon lointain où le jour s'acheva.
Comme si le bonheur de la plus longue vie
..........Etait dans l'âme qui s'en va
..........Dans le miroir des yeux d'Eva
Et retenez-la bien au gré de votre envie,
Vous trouverez toujours depuis l'heure première
Jusqu'à l'heure de nuit qui parle douze fois
Espérant retrouver les plaisirs d'autrefois
Quand monte vers le ciel l'indicible prière.
Jusqu'à l'heure de nuit qui parle douze fois
Les vignes, sur les monts, inondés de lumière
Quand monte vers le ciel l'indicible prière
Ah ! Quel bonheur si dans l'écho revient sa voix.
Les vignes, sur les monts, inondés de lumière
..........Les myrtes à l'ombre des bois
..........Si dans l'écho revient sa voix
Vous trouverez toujours depuis l'heure première.
Aimez, buvez, le reste est plein de choses vaines
Le vin, ce sang nouveau, sur la lèvre versé
Je ne sens plus mon cœur par un trait transpercé
Et depuis mes douleurs me semblent plus sereines.
Le vin, ce sang nouveau, sur la lèvre versé
Rajeunit l'autre sang qui vieillit dans vos veines
Et depuis mes douleurs me semblent plus sereines
Car mon avenir n'est pas encor trépassé.
Rajeunit l'autre sang qui vieillit dans vos veines
..........Et donne l'oubli du passé
..........Par un trait transpercé
Aimez buvez le reste est plein de choses vaines.
Que l'heure de l'amour d'une autre soit suivie
Savourez le regard qui vient de la beauté
En toute chose il faut chercher la qualité
Et boire le bon vin même jusqu'à la lie.
Savourez le regard qui vient de la beauté
Etre seul c'est la mort être deux, c'est la vie
Et boire le bon vin même jusqu'à la lie
Pour se dire souvent c'est la fatalité !
Etre seul c'est la mort être deux, c'est la vie
..........L'amour c'est l'immortalité
..........Souvent c'est la fatalité
Que l'heure de l'amour d'une autre soit suivie.
-------------------------------------------------------------
Essai :
Une glose est un poème qui parodie un poème connu : chaque strophe se termine par un vers du poème parodié. Elle est formée de quatrains et contient donc quatre fois plus de vers que le poème glosé.
Dans l’essai présenté ici, nous avons repris le poème « le Ballet des Heures » de Gérard de Nerval et, à la manière d’une glose, nous avons réutilisé ses vers mais, cette fois, avec la structure d’un pantoun. Pour des raisons techniques, il y a autant de mini-pantouns que de strophes dans le poème glosé.
A notre connaissance, cela n’avait jamais été fait… et ne le sera peut-être plus jamais !
A moins que…
Pierre.
Dans l'éternel hymen de la nuit et du jour
On est loin du temps où je te faisais la cour
Depuis lors nous avons partagé tant de choses.
Dans l'éternel hymen de la nuit et du jour
Il faut donc les cueillir comme on cueille les roses
Depuis lors nous avons partagé tant de choses
Mais la vie a voulu nous jouer quelque tour.
Il faut donc les cueillir comme on cueille les roses
..........Et ne les donner qu'à l'amour
..........Du temps où je te faisais la cour
Les heures sont des fleurs l'une après l'autre écloses
Ainsi que de l'éclair rien ne reste de l'heure
Qu'au néant destructeur le temps vient de donner
J'ignore si plus tard je pourrai pardonner
Oui je sais à présent que la vie est un leurre.
Qu'au néant destructeur le temps vient de donner
Dans son rapide vol embrassez la meilleure
Oui je sais à présent que la vie est un leurre
Parfois je crois entendre une voix résonner.
Dans son rapide vol, embrassez la meilleure
..........Toujours celle qui va sonner
..........Plus tard je pourrai pardonner
Ainsi que de l'éclair rien ne reste de l'heure.
Et retenez-la bien au gré de votre envie
Comme le seul instant que votre âme rêva
Ce doux reflet dans le miroir des yeux d'Eva
Et de ce long chemin qui jamais ne dévie.
Comme le seul instant que votre âme rêva
Comme si le bonheur de la plus longue vie
Et de ce long chemin qui jamais ne dévie
De l'horizon lointain où le jour s'acheva.
Comme si le bonheur de la plus longue vie
..........Etait dans l'âme qui s'en va
..........Dans le miroir des yeux d'Eva
Et retenez-la bien au gré de votre envie,
Vous trouverez toujours depuis l'heure première
Jusqu'à l'heure de nuit qui parle douze fois
Espérant retrouver les plaisirs d'autrefois
Quand monte vers le ciel l'indicible prière.
Jusqu'à l'heure de nuit qui parle douze fois
Les vignes, sur les monts, inondés de lumière
Quand monte vers le ciel l'indicible prière
Ah ! Quel bonheur si dans l'écho revient sa voix.
Les vignes, sur les monts, inondés de lumière
..........Les myrtes à l'ombre des bois
..........Si dans l'écho revient sa voix
Vous trouverez toujours depuis l'heure première.
Aimez, buvez, le reste est plein de choses vaines
Le vin, ce sang nouveau, sur la lèvre versé
Je ne sens plus mon cœur par un trait transpercé
Et depuis mes douleurs me semblent plus sereines.
Le vin, ce sang nouveau, sur la lèvre versé
Rajeunit l'autre sang qui vieillit dans vos veines
Et depuis mes douleurs me semblent plus sereines
Car mon avenir n'est pas encor trépassé.
Rajeunit l'autre sang qui vieillit dans vos veines
..........Et donne l'oubli du passé
..........Par un trait transpercé
Aimez buvez le reste est plein de choses vaines.
Que l'heure de l'amour d'une autre soit suivie
Savourez le regard qui vient de la beauté
En toute chose il faut chercher la qualité
Et boire le bon vin même jusqu'à la lie.
Savourez le regard qui vient de la beauté
Etre seul c'est la mort être deux, c'est la vie
Et boire le bon vin même jusqu'à la lie
Pour se dire souvent c'est la fatalité !
Etre seul c'est la mort être deux, c'est la vie
..........L'amour c'est l'immortalité
..........Souvent c'est la fatalité
Que l'heure de l'amour d'une autre soit suivie.
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Essai :
Une glose est un poème qui parodie un poème connu : chaque strophe se termine par un vers du poème parodié. Elle est formée de quatrains et contient donc quatre fois plus de vers que le poème glosé.
Dans l’essai présenté ici, nous avons repris le poème « le Ballet des Heures » de Gérard de Nerval et, à la manière d’une glose, nous avons réutilisé ses vers mais, cette fois, avec la structure d’un pantoun. Pour des raisons techniques, il y a autant de mini-pantouns que de strophes dans le poème glosé.
A notre connaissance, cela n’avait jamais été fait… et ne le sera peut-être plus jamais !
A moins que…
Pierre.
Amour Mélancolie Le temps qui passe
8 commentaires
cecile · le samedi 15 août 2015 à 11:40
Amicalement, Cécile :)
Nemo · le samedi 15 août 2015 à 14:59
Salus · le samedi 15 août 2015 à 18:59
Cette recherche est d'une grande subtilité, on n'en peut que s'incliner ; je me permettrai cependant, avec toute la prudence d'une éventuelle subjectivité, une remarque :
Le troisième vers, outre une faute de césure dont le texte renouvellera, plus loin, la licence avec plus de bonheur, le troisième vers me choque d'une trivialité qui me semble peu en rapport avec l'ensemble du poème.
D'autre part, la rime "Fois / Autrefois" est étymologiquement douteuse.
- Je vous fait aussi part de ce qui me parait être une coquille :
"Aimez, buvez, le reste est plein de choses veines"
Veuillez croire à mon admiration pour l'ensemble de votre travail
domi · le samedi 15 août 2015 à 19:57
complexe en effet, quel travail, tu innoves!
"faire la cour" est-ce trivial Salus? je comprends la subjectivité de "comment l'entend-on", donc difficile de trancher, mais je pense que dans l'esprit romantique de Pierre c'est au contraire très délicat et respectueux, sourire...
à toi de dire Pierre!
- je ne sens plus (mon) coeur : un oubli..
gros bisous.
Salus · le samedi 15 août 2015 à 22:40
c'est une question de niveau de langue !
(On est loin du temps...)
Bien sûr le capitaine est seul maître à bord !
Nemo · le dimanche 16 août 2015 à 08:26
Bien sûr, "veines" est une coquille et "mon" est un oubli de frappe.
Par contre le troisième vers doit effectivement être revu en profondeur et la rime "fois" / "autrefois"changée. Je vous avouerai que ne sachant pas quel accueil serait réservé à cet essai, je ne m'étais pas trop soucié de ces points dont j'étais conscient. Vos avis étant positifs, je corrige immédiatement les premières erreurs. Quant aux autres, il me faudra certainement un peu plus de recherche.
Merci encore.
Bon dimanche.
Pierre.
domi · le dimanche 16 août 2015 à 10:43
continue Pierre il y a tant de belles choses dans ce poème outre la forme
beau dimanche!
Nhand · le mercredi 26 août 2015 à 15:47
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