Univers
Au berceau de tes bras, lové contre ton sein,
Je fermerai les yeux pour mieux sentir ta main
Poser sur mes cheveux l’émoi d’une caresse,
D’un baiser sur mon front, l’étourdissante ivresse.
Et puis, si je m’endors dans l’encre de tes mots,
Pour peu qu’Oneiros nous prête ses chariots,
Comme le fit Pâris autrefois, je t’enlève
Et t’emmène voguer sur les flots de mon rêve.
Si tu veux nous irons visiter l’univers,
Ses mystères fermés, ses espaces ouverts,
Nous suivrons cette voie à la blancheur lactée
Que nul autre avant nous n’a jamais visitée.
Je te raconterai l‘histoire des soleils
Astres tous différents et pourtant si pareils,
Je te dirai comment, un jour, ils ont pu naître
Et pourquoi, forcément, ils devront disparaître.
Je mettrai dans tes yeux les milliers de couleurs
Qui dessinent là-bas des papillons, des fleurs
En des amas de gaz aux formes nébuleuses
De crabes colossaux aux masses broussailleuses.
Puis nous écouterons la plainte d’un pulsar,
Ce long gémissement venu de nulle part ;
Ne ressemble-t-il pas au chant d’une sirène
Qui charme les marins puis, au fond, les entraîne ?
Lorsque trop fatigués, nous reviendrons céans
Après avoir, des cieux, franchi les océans,
Lassés d’avoir compté les étoiles sans nombres,
Les rayons de la lune uniront nos deux ombres.
----------------
Illustration : la nébuleuse du papillon
Je fermerai les yeux pour mieux sentir ta main
Poser sur mes cheveux l’émoi d’une caresse,
D’un baiser sur mon front, l’étourdissante ivresse.
Et puis, si je m’endors dans l’encre de tes mots,
Pour peu qu’Oneiros nous prête ses chariots,
Comme le fit Pâris autrefois, je t’enlève
Et t’emmène voguer sur les flots de mon rêve.
Si tu veux nous irons visiter l’univers,
Ses mystères fermés, ses espaces ouverts,
Nous suivrons cette voie à la blancheur lactée
Que nul autre avant nous n’a jamais visitée.
Je te raconterai l‘histoire des soleils
Astres tous différents et pourtant si pareils,
Je te dirai comment, un jour, ils ont pu naître
Et pourquoi, forcément, ils devront disparaître.
Je mettrai dans tes yeux les milliers de couleurs
Qui dessinent là-bas des papillons, des fleurs
En des amas de gaz aux formes nébuleuses
De crabes colossaux aux masses broussailleuses.
Puis nous écouterons la plainte d’un pulsar,
Ce long gémissement venu de nulle part ;
Ne ressemble-t-il pas au chant d’une sirène
Qui charme les marins puis, au fond, les entraîne ?
Lorsque trop fatigués, nous reviendrons céans
Après avoir, des cieux, franchi les océans,
Lassés d’avoir compté les étoiles sans nombres,
Les rayons de la lune uniront nos deux ombres.
----------------
Illustration : la nébuleuse du papillon

7 commentaires
ditesmoi · le mercredi 9 septembre 2015 à 20:17
agréablement la science de l'astrophysicien.
Amicalement
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 9 septembre 2015 à 21:13
domi · le jeudi 10 septembre 2015 à 10:14
bisous Pierre, merci.
Nemo · le jeudi 10 septembre 2015 à 12:12
Lorsque j'ai terminé mes études de mathématiques, j'ai fait un complément d'astronomie. Malheureusement, les débouchés dans ce domaine sont pratiquement inexistants chez nous. A l'époque (il y a un demi siècle), pour trouver un observatoire digne de ce nom, il fallait aller au mont Palomar. On ne parlait évidemment pas encore de Hubble & co... Depuis lors, nombre de questions que nous nous posions ont trouvé une réponse (bonne ou mauvaise), ce qui a donné naissance à un nombre encore bien plus grand d'interrogations que nous ne nous posions pas !
Le sujet est toujours aussi passionnant, mais si vous êtes sujet au vertige, je vous conseille de vous abstenir...
Amicalement,
Pierre.
ditesmoi · le vendredi 11 septembre 2015 à 10:35
Une des dernière :"Lunivers est il fini où infini" ?
Permettez moi de me citer par ce petit texte qui n'a rien de scientifique...
In fine 31
La Terre est le produit de l’immense univers.
Nous serions et pourquoi pas poussières d’ètoiles
De cellules uni puis pluricellulaires sexuées ,
In fine, organiquement nous devînmes ce que nous sommes
Mais d’où vint cette conscience, ce soit disant plus ;
Qui parait-il nous distingua des autres espèces ?
Nous nous engageons là dans un espace
Où le conscient heurte et bouscule l’inconscient,
Où les grands pourquoi , où, comment, vers quoi ?
Assomment ceux d’entre nous qui se posent question.
Je pense que c’est à partir de l’instant où
Homo Sapiens se mit en tête de vouloir
Comprendre,interroger le futur et l’avenir
Alors qu’il n’avait pas encore distingué
Le présent du passé, que l’affaire se compliqua.
Je vous l’affirme sans que ce soit blasphème,
Rien de l’avenir sa descendance ne pourra prédire,
Rien du grand passé elle ne pourra comprendre.
Car cette affaire est programmée en une fin inéluctable.
Poussière d’étoiles nous fumes, poussière nous redeviendrons,
Notre soleil nous y conduit inexorablement.
A notre échelle il s’agit d’une distance presque infinie,
Ce qui d’une certaine façon devrait nous permettre d’espérer.
Espérer en quoi au fait ? Si vous avez un début de réponse ?
In Fine , rêvons ensemble
jekarev · le samedi 12 septembre 2015 à 09:05
t' ayant croisé sur le site au travers de tes com. j'y ai découvert une analyse fine et rafraîchissante . Alors aujourd'hui , je viens faire un petit tour chez toi . Seulement maintenant, je le déplore, mais nous sommes si nombreux ici...
J'attends l'avion qui ne me fera pas monter aussi haut que je le souhaite, mais ce voyage au travers des étoiles que tu nous as offert est plus que superbe.
De belles réflexions en vers finement ciselés. Dés mon retour, je reviendrai chez pour y poursuivre ma visite. Si tu m'y autorises , bien sûr.
Il doit y avoir tant de merveilles, que je m'en régale d'avance...
Amitiés
Jérôme
marine · le samedi 26 septembre 2015 à 14:51
Ce long gémissement venu de nulle part ;
Ne ressemble-t-il pas au chant d’une sirène
Qui charme les marins puis, au fond, les entraîne ?
comme c'est immense !
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