Brouillards
Dans les nuits d’encre avant les aubes pâles,
Mon âme oscille en un mouvement lent
Comme un roulis du Hollandais volant
Dont les gabiers ne sont plus que des râles.
L’aurique sèche et se meurt sous les hâles
Ensanglantés de l’éther et du vent,
Fuyant l’enfer, ils jettent en hurlant
Les fers tranchants en lames de mers mâles.
L’océan noir se nappe de brouillard
Qui de la proue éloigne le gaillard ;
Neptune enrage et se gave d’écume.
Dans un silence à devenir dément,
S’élève alors le sourd gémissement
Long et plaintif d’une corne de brume.
Mon âme oscille en un mouvement lent
Comme un roulis du Hollandais volant
Dont les gabiers ne sont plus que des râles.
L’aurique sèche et se meurt sous les hâles
Ensanglantés de l’éther et du vent,
Fuyant l’enfer, ils jettent en hurlant
Les fers tranchants en lames de mers mâles.
L’océan noir se nappe de brouillard
Qui de la proue éloigne le gaillard ;
Neptune enrage et se gave d’écume.
Dans un silence à devenir dément,
S’élève alors le sourd gémissement
Long et plaintif d’une corne de brume.
2 commentaires
domi · le samedi 3 octobre 2015 à 08:55
un texte fort aux images sombres (j'ai demandé à mon mari le sens de certains mots dont ce Hollandais), une tempête, un vaisseau-fantôme, comme un cauchemar...et cette fin magnifique, lugubre, et en même temps qui nous ramène à la réalité...
gros bisous... Capitaine..
marine · le samedi 3 octobre 2015 à 09:53
bise
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