Pauvre Pierrot

Au milieu d’une chambre, en son univers gris,
Une femme est debout, ses bras sont amaigris,
Elle regarde au loin par la fenêtre ouverte
Le ciel trop bleu pour elle et la forêt trop verte.
La vie, à cet enfant, ne fait pas de cadeau :
Sur son dos elle porte un bien trop lourd fardeau
Qui risque, avec le temps, de lui briser l’échine
Et l’on voit dans ses yeux qu’un mal-être la mine,
Son esprit ne sait plus ce que veut dire espoir,
Chaque jour qui se lève est un autre devoir ;
Elle est si jeune encore et se sent déjà vieille,
Il faut pourtant si peu pour qu’un cœur se réveille.
Et lui, pauvre Pierrot, voudrait pouvoir l’aider,
La prendre par la main, l’apaiser, la guider,
Donner à Colombine un goût simple de vivre,
Tourner enfin la page, ouvrir un nouveau livre.
Oui, mais que peut-il faire en un moment pareil
Pour chasser son chagrin ? Lui donner un conseil ?
Il est devant sa feuille, impuissant et sans arme,
Et sur le papier blanc, pour lors, coule une larme.
Et sa plume se met brusquement à courir,
Et voilà que les mots commencent à fleurir,
S’entrelacent en vers, composent un poème
Où chaque rime éclate en un vibrant « je t’aime ».
Une femme est debout, ses bras sont amaigris,
Elle regarde au loin par la fenêtre ouverte
Le ciel trop bleu pour elle et la forêt trop verte.
La vie, à cet enfant, ne fait pas de cadeau :
Sur son dos elle porte un bien trop lourd fardeau
Qui risque, avec le temps, de lui briser l’échine
Et l’on voit dans ses yeux qu’un mal-être la mine,
Son esprit ne sait plus ce que veut dire espoir,
Chaque jour qui se lève est un autre devoir ;
Elle est si jeune encore et se sent déjà vieille,
Il faut pourtant si peu pour qu’un cœur se réveille.
Et lui, pauvre Pierrot, voudrait pouvoir l’aider,
La prendre par la main, l’apaiser, la guider,
Donner à Colombine un goût simple de vivre,
Tourner enfin la page, ouvrir un nouveau livre.
Oui, mais que peut-il faire en un moment pareil
Pour chasser son chagrin ? Lui donner un conseil ?
Il est devant sa feuille, impuissant et sans arme,
Et sur le papier blanc, pour lors, coule une larme.
Et sa plume se met brusquement à courir,
Et voilà que les mots commencent à fleurir,
S’entrelacent en vers, composent un poème
Où chaque rime éclate en un vibrant « je t’aime ».
Mélancolie Espoir et joie Écrire
6 commentaires
debbie · le lundi 23 avril 2018 à 12:05
Belle journée
Debbie
La Mouche Nounouche · le lundi 23 avril 2018 à 13:59
susanchevalier · le lundi 23 avril 2018 à 15:00
Merci pour ce joli partage où l'on sent dans tes vers beaucoup de tristesse , cette femme qui porte un bien trop lourd fardeau ...
Mais Pierrot est là ... A t- il réussi à redonner le sourire à Colombine ?
En 2016, j'ai écrit un poème sur Pierrot et Colombine , bien différent de tien , il faudra que je le poste un jour !!!!
Bel après-midi.
Susan
Rêveuse · le lundi 23 avril 2018 à 17:52
un texte émouvant pour cette Colombine
bravo t belle fin de journée!
liameliavq · le mardi 24 avril 2018 à 00:13
Trop beau ! Trop émouvant !
Nous avons, nous les femmes (ou hommes, je ne suis pas sectaire), l'impression que vous vous adressez à nous dans vos poèmes et c'est mirobolant !
Vous êtes désarmant de don poétique dans vos vers....
Merci encore une fois.
Poétiquement une de vos admiratrices.
LN.
nemo · le mardi 24 avril 2018 à 11:30
@La Mouche & Susan : oui, cette femme est en plein "burn-out" comme on dit aujourd'hui. Pierrot essaie de l'aider mais, pour le moment, elle ne "veut" pas s'en sortir. Mais Pierrot est patient...
@Rêveuse : Merci d'être passée.
@Hélène : Merci pour cet agréable commentaire... et pour tous les autres !
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