Premier baiser
Quand j'ai le sentiment d'un fardeau trop pesant,
Le manteau de la nuit qui vient enfin s'étendre
Sur les toits du village, arrive à me détendre
Et le calme du soir m'envahit, apaisant.
Là, dans le clair-obscur, je revis mon passé,
Je vois dans le miroir du temps ton beau visage,
Ton sourire, tes yeux, et toujours cette image :
Le petit banc, le parc, où tu m'as embrassé.
J'étais si jeune encor, je n'avais que quinze ans,
Un enfant, un gamin sans nulle expérience,
Tu n'avais guère plus ; nous avions cette chance
De n'être tous les deux que des adolescents.
Le soir avait couvert le parc silencieux,
Complice des désirs que le noir favorise,
De ton geste, tu fus la première surprise :
Tu m'offris un baiser tendre et délicieux.
Et sous le clair de lune, alors, j'ai déliré
Imaginant déjà mille et une romances...
Mais ce ne fut hélas qu'un amour de vacances,
Quand il fallut partir, mon cœur s'est déchiré.
Ces tout premiers baisers qui nous avaient liés,
Ces fleurs de nos quinze ans ne se sont pas fanées,
L'enfant qu'alors j'étais, malgré bien des années,
Jamais, oh non, jamais ! ne les a oubliés !
Le manteau de la nuit qui vient enfin s'étendre
Sur les toits du village, arrive à me détendre
Et le calme du soir m'envahit, apaisant.
Là, dans le clair-obscur, je revis mon passé,
Je vois dans le miroir du temps ton beau visage,
Ton sourire, tes yeux, et toujours cette image :
Le petit banc, le parc, où tu m'as embrassé.
J'étais si jeune encor, je n'avais que quinze ans,
Un enfant, un gamin sans nulle expérience,
Tu n'avais guère plus ; nous avions cette chance
De n'être tous les deux que des adolescents.
Le soir avait couvert le parc silencieux,
Complice des désirs que le noir favorise,
De ton geste, tu fus la première surprise :
Tu m'offris un baiser tendre et délicieux.
Et sous le clair de lune, alors, j'ai déliré
Imaginant déjà mille et une romances...
Mais ce ne fut hélas qu'un amour de vacances,
Quand il fallut partir, mon cœur s'est déchiré.
Ces tout premiers baisers qui nous avaient liés,
Ces fleurs de nos quinze ans ne se sont pas fanées,
L'enfant qu'alors j'étais, malgré bien des années,
Jamais, oh non, jamais ! ne les a oubliés !
7 commentaires
liameliavq · le mardi 24 juillet 2018 à 01:00
Tes alexandrins sont tellement fluides qu'on en oublie de constater les quatrains de rimes embrassées MFFM de rimes masculines et féminines...
C'est encore un bijou de prosodie cher Pierre.
(Le vers "... expérience" est-il compté en 13 ou en 12 ? Je galère avec les synérèses et diérèses.. et celles de silencieux, délicieux m'ont posé un soucis car je les comptais bien, puis je me suis aperçue que c'était "le parc" que je comptais trois au lieu de deux !!! Tout va bien..... Surtout pour une prof de maths ! Enfin, bref, merci, grâce à tes poèmes et d'autres du site évidemment, je cherche à développer ma culture poétique et j'apprends, j'apprends...
Bisous.
LN.
liameliavq · le mardi 24 juillet 2018 à 01:03
Décidément !
J'ai donc ouvert le nom d'une droite, mais ne l'ai pas fermée.... Quoi de plus normal, puisqu'elle est infinie !
nemo · le mardi 24 juillet 2018 à 10:16
micheline1940 · le mardi 24 juillet 2018 à 22:38
Avec mes compliments, je vous dis ici, mon souvenir d'antan
Amicalement,
Micheline.
nemo · le mercredi 25 juillet 2018 à 12:01
J'ai lu quelques-uns de vos poèmes et j'ai apprécié vos progrès en prosodie. Ajoutés à votre talent naturel, ils ont générés de petits bijoux.
A bientôt,
Pierre.
domidom · le mercredi 25 juillet 2018 à 15:13
J'ai adoré...
A plus, Domie...
nemo · le mercredi 25 juillet 2018 à 21:38
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.