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Rencontre

Le dimanche 5 août 2018 à 10:33, posté par Pierre · 80 lectures

Je me souviens de vous, frêle et toute menue,
Je vous ai rencontrée au hasard des cafés ;
Pour étancher la soif de nos corps assoiffés,
Vous m'avez apaisé, vous, ma belle inconnue.

J'avais pourtant l'espoir, quand vous reposiez nue
Sur le tissu soyeux, vos cheveux décoiffés
Après l'accoisement de nos sens échauffés,
De vous revoir : jamais, vous n'êtes revenue.

N'aurai-je été pour vous que l'acteur d'un désir,
Le passager fortuit d'une nuit de plaisir,
Le vertige furtif de votre jouissance ?

Il me semble sentir vos lèvres sous mes doigts,
Entendre dans la nuit l'écho de votre voix :
Je caresse votre ombre et j'étreins votre absence.

4 commentaires

maddam · le dimanche 5 août 2018 à 10:59

Jolie poésie sur ces nuits où l on s'abandonne
À une inconnue qui passe
Très réaliste et imagé

maddam · le dimanche 5 août 2018 à 11:00

Jolie poésie sur ces nuits où l on s'abandonne
À une inconnue qui passe
Très réaliste et imagé

debbie · le dimanche 5 août 2018 à 14:31

Très belle poésie, j'aime beaucoup la fin " Il me semble sentir vos lèvres sous mes doigts,
Entendre dans la nuit l'écho de votre voix :
Je caresse votre ombre et j'étreins votre absence." C'est sublime !
Debbie

liameliavq · le dimanche 5 août 2018 à 22:23

Très beau sonnet Marotique !
(Et oui ! Je me cultive grâce à la curiosité poétique que tu as éveillée en moi ! sourire)

J'ai le même souvenir de déconvenue au masculin dans mon passé...
Ne blâmons pas une contrariété, c'est que l'avenir se devait d'être autrement...

Je t'embrasse cher Pierre.
LN.

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