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Attente

Le jeudi 3 juin 2010 à 23:05, posté par Pierre · 508 lectures

Je me souviens de vous, si frêle et si menue,
C'était un soir de juin, nous courions les cafés
Pour apaiser l'ardeur de nos corps assoiffés
Par le feu d'une fièvre ardente et continue.

J'avais pourtant l'espoir, quand vous reposiez nue
Sur le tissu soyeux, vos cheveux décoiffés
Après l'apaisement de nos sens échauffés,
De pouvoir vous revoir : vous n'êtes plus venue.

N'aurai-je été pour vous que l'acte d'un désir,
Le passager fortuit d'une nuit de plaisir,
Le vertige furtif de votre jouissance ?

Moi, je dessine encor vos lèvres sous mes doigts,
J'écoute dans la nuit l'écho de votre voix,
Je caresse votre ombre et j'étreins votre absence.

4 commentaires

alto · le vendredi 4 juin 2010 à 09:58

----Excellent !"Défaits,échauffés":cette rime
est peut-être douteuse ?en sonorité,pour un sonnet ...Salut
http://www.mespoemes.net/alto

nemo · le vendredi 4 juin 2010 à 17:52

Vous avez raison Alto. Je suis victime de notre mauvaise prononciation régionale... Le premier est un [è], le second est un [é]. Je vais donc remettre l'ouvrage sur le métier.
Merci beaucoup.

poesie101 · le vendredi 11 juin 2010 à 23:50

---- Oui, comme dirais alto, c'est excellent! Maxime
http://www.mespoemes.net/poesie101

estrella28 · le vendredi 16 juillet 2010 à 20:42

----Ne peut-on pas apprécier tout simplement un joli poème sans qu'ily est un mais..... surtout de cette classe merci Mr Némo;amitiés estrella
http://www.mespoemes.net/estrella28

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