Anniversaire
« Je n'ai pas oublié : cela fait quarante ans
Que l'on s'est rencontrés ; tu sais, tu peux me croire,
Je garde chaque jour au fond de ma mémoire,
Rien ne s'est effacé malgré l'œuvre du temps.
Ta fraîcheur, ton sourire et nos plus doux instants,
Je les relis sans cesse aux pages du grimoire
Sur lequel nos deux cœurs ont écrit notre histoire,
Des faits les plus mineurs jusqu'aux plus importants.
Et si, sur ce bouquet, tu vois couler des larmes,
Je ne veux surtout pas que pour moi tu t'alarmes,
C'est d'être trop heureux que je verse des pleurs ».
Le vieil homme est assis sur le bord de la pierre,
Doucement sur la lame, il dépose les fleurs,
Et puis, le dos courbé, quitte le cimetière.
Que l'on s'est rencontrés ; tu sais, tu peux me croire,
Je garde chaque jour au fond de ma mémoire,
Rien ne s'est effacé malgré l'œuvre du temps.
Ta fraîcheur, ton sourire et nos plus doux instants,
Je les relis sans cesse aux pages du grimoire
Sur lequel nos deux cœurs ont écrit notre histoire,
Des faits les plus mineurs jusqu'aux plus importants.
Et si, sur ce bouquet, tu vois couler des larmes,
Je ne veux surtout pas que pour moi tu t'alarmes,
C'est d'être trop heureux que je verse des pleurs ».
Le vieil homme est assis sur le bord de la pierre,
Doucement sur la lame, il dépose les fleurs,
Et puis, le dos courbé, quitte le cimetière.
7 commentaires
douceur · le dimanche 26 septembre 2010 à 23:20
merci
alto · le lundi 27 septembre 2010 à 10:12
pour (s) avec "on"...) salut !
http://www.mespoemes.net/alto
Nemo · le lundi 27 septembre 2010 à 11:21
"on" peut être indéfini ou personnel.
Quand "on" a la valeur d'un pronom personnel, les accords peuvent se faire au masculin ou au féminin et au singulier ou au pluriel selon le genre et le nombre des personnes désignées par "on".
Ainsi, deux femmes pourront dire : On s'est rencontrées au marché.
C'est ce qu'on appelle un accord par syllepse : « On appelle accord par syllepse le fait qu'un mot s'accorde, non avec le terme auquel il se rapporte, mais d'après un autre terme que le sens éveille dans la pensée. La plupart sont attentifs». (M. Grevisse et A. Goosse, Nouvelle grammaire française, 3e édition, Duculot, 1995).
Merci pour ta lecture toujours aussi attentive. Elle nous oblige à nous dépasser car l'oeil du maître...
amapoesia · le lundi 27 septembre 2010 à 19:10
tout le poème est empreint de douceur et d'amour. tout le long, je me suis dit : qu'est ce que j'aimerais inspirer ça à mon mari, dans ... trente ans.
puis vient ce dernier vers, qui surprend, qui glace un peu, mais qui n'enlève rien (au contraire) à la beauté de cet amour. vraiment magnifique.
http://www.mespoemes.net/silice
nemo · le jeudi 30 septembre 2010 à 10:53
José · le jeudi 7 octobre 2010 à 19:49
Réjane · le jeudi 7 octobre 2010 à 22:30
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