Hommage à Claude Debussy *
Assis à tes côtés, je vois tes doigts qui volent,
Au dessus du clavier comme des papillons,
Tu libères les sons qui, détachés, s'affolent.
Et tournent dans les airs en de grands tourbillons.
Les notes, savamment, s’enlacent, s’harmonisent,
Alors, je croirais voir le cosmos parsemé
De corps incandescents et tous mes sens s’aiguisent
Pour mieux saisir l’atma de l’éther enflammé.
Je tombe sous le charme et j’ai les yeux mi-clos,
J’entre en communion de cœur avec l’artiste
Et me laisse emporter, balancé par les flots
D’une mer dont les eaux sont couleur d’améthyste.
Puis la musique éclate et parle avec le vent,
En sublimes accords, elle remplit l’espace
Et ses vagues, par jeu, frissons d’un corps mouvant,
Vont, de l’aube à midi, rythmer le temps qui passe.
Mais va, decrescendo, s’éteindre le flambeau,
Le piano s’arrête et le morceau s’achève,
Ma chambre est vide et froide, hélas, comme un tombeau
Je me retrouve seul, orphelin de mon rêve.
_________________________________________
* inspiré par La Mer, arrangement pour un piano seul.
Au dessus du clavier comme des papillons,
Tu libères les sons qui, détachés, s'affolent.
Et tournent dans les airs en de grands tourbillons.
Les notes, savamment, s’enlacent, s’harmonisent,
Alors, je croirais voir le cosmos parsemé
De corps incandescents et tous mes sens s’aiguisent
Pour mieux saisir l’atma de l’éther enflammé.
Je tombe sous le charme et j’ai les yeux mi-clos,
J’entre en communion de cœur avec l’artiste
Et me laisse emporter, balancé par les flots
D’une mer dont les eaux sont couleur d’améthyste.
Puis la musique éclate et parle avec le vent,
En sublimes accords, elle remplit l’espace
Et ses vagues, par jeu, frissons d’un corps mouvant,
Vont, de l’aube à midi, rythmer le temps qui passe.
Mais va, decrescendo, s’éteindre le flambeau,
Le piano s’arrête et le morceau s’achève,
Ma chambre est vide et froide, hélas, comme un tombeau
Je me retrouve seul, orphelin de mon rêve.
_________________________________________
* inspiré par La Mer, arrangement pour un piano seul.
5 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 10 octobre 2012 à 08:00
nemo · le jeudi 11 octobre 2012 à 09:47
Je ne connaissais pas tes textes. C'est maintenant une faute réparée et effectivement, il y a une énorme différence entre tes premiers poèmes et tes derniers écrits.
Tes poèmes doivent être écoutés plutôt que lus me sembe-t-il car - et c'est l'influence du musicien fort probablement - il faut l'intonation et le rythme pour qu'ils prennent leur véritable dimension. As-tu déjà essayé de les faire lire pour les mettre sur un site comme youtube (ou autre site 'sonorisé') ?
Amitiés. Pierre.
----
http://www.mespoemes.net/nemo
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 12 octobre 2012 à 08:24
rejane · le samedi 20 octobre 2012 à 19:05
http://www.mespoemes.net/rejane
Tout commentaire ne peut qu'être insipide après celui de Philip, mais, sans être musicienne, seulement mélomane, ton poème m'a transportée dans cette sphère musicale, et je t'assure que j'ai entendu Debussy jouer !!
oliverjane1950 · le samedi 27 octobre 2012 à 15:57
Une écriture coulée...
Amicalement... Oliver
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