AGDAL :MON VILLAGE NATAL
Agdal : Mon village Natal
Des Beni Snassen tu es la capitale.
Fièrement enraciné à cette hauteur,
Perché sur la vallée et d'une rose mosquée tu es orné
Tu te dresses au milieu des montagnes aux mille splendeurs
Abdelamalik s'inspire de toi dans son Spleen et avec quel bonheur !
Pourtant au Maroc les Monts Beni Snassen sont bannis et abandonnés.
Agdal, veille sur ma maison natale au creux de ta montagne
Berce là des chants de mon enfance écrits avec le Kalam de roseaux,
Chants berbères gravés dans la pierre aux images de Pays de Cocagne
Chants mélodieux et berceuses soufflées par Grand-mère dans mon tendre berceau.
Ö mon village n'oublie pas mon petit frère enterré dans tes entrailles souillées par les eaux.
De toi je retiens les contes des monstres affamés.
Que mes tantes me contaient dans le noir et le froid;
Dors petit avant la fin de l'histoire si non l'Ogre vient te réclamer,
terrifié j’entends encore les grincements des crochets de la porte
Qui me maintenaient tard éveillé secoués par des pas sur le toit.
Agdal reconnais que je te suis fidèle, pour toi ma mémoire n’est pas encore morte
Cinquante six ans déjà depuis que tu m’as recueilli souviens-toi.
Tu as su remplacer mon père enlevé par l’armée française je n’étais pas encore dans la cohorte
Les droits de l’Homme dit-on son nés en France et y sont érigés en loi
Adaptée selon les circonstances de la France telle est sa profession de foi.
Mais toi mon village tu n’as pas su résister aux chants des sirènes,
Tu as renié ton passé simple austère mais très fier
Te voilà moderne connecté au futur oubliant Hier
Mémoire formatée de tes jeunes qui ne savent plus parler la langue maternelle
Je te pardonne tout je te demande de veiller sur mon frère
Je t’ai consacré une journée mais elle vaut une vie entière
Agdal prend soin de Youssef II sans oublier le premier que tu as dans ton cimetière
Je le pleure encore et ne comprends pas comment une rougeole a pu le mettre en bière .
Des Beni Snassen tu es la capitale.
Fièrement enraciné à cette hauteur,
Perché sur la vallée et d'une rose mosquée tu es orné
Tu te dresses au milieu des montagnes aux mille splendeurs
Abdelamalik s'inspire de toi dans son Spleen et avec quel bonheur !
Pourtant au Maroc les Monts Beni Snassen sont bannis et abandonnés.
Agdal, veille sur ma maison natale au creux de ta montagne
Berce là des chants de mon enfance écrits avec le Kalam de roseaux,
Chants berbères gravés dans la pierre aux images de Pays de Cocagne
Chants mélodieux et berceuses soufflées par Grand-mère dans mon tendre berceau.
Ö mon village n'oublie pas mon petit frère enterré dans tes entrailles souillées par les eaux.
De toi je retiens les contes des monstres affamés.
Que mes tantes me contaient dans le noir et le froid;
Dors petit avant la fin de l'histoire si non l'Ogre vient te réclamer,
terrifié j’entends encore les grincements des crochets de la porte
Qui me maintenaient tard éveillé secoués par des pas sur le toit.
Agdal reconnais que je te suis fidèle, pour toi ma mémoire n’est pas encore morte
Cinquante six ans déjà depuis que tu m’as recueilli souviens-toi.
Tu as su remplacer mon père enlevé par l’armée française je n’étais pas encore dans la cohorte
Les droits de l’Homme dit-on son nés en France et y sont érigés en loi
Adaptée selon les circonstances de la France telle est sa profession de foi.
Mais toi mon village tu n’as pas su résister aux chants des sirènes,
Tu as renié ton passé simple austère mais très fier
Te voilà moderne connecté au futur oubliant Hier
Mémoire formatée de tes jeunes qui ne savent plus parler la langue maternelle
Je te pardonne tout je te demande de veiller sur mon frère
Je t’ai consacré une journée mais elle vaut une vie entière
Agdal prend soin de Youssef II sans oublier le premier que tu as dans ton cimetière
Je le pleure encore et ne comprends pas comment une rougeole a pu le mettre en bière .

Note : 1/10
(1 vote)
· connectez-vous pour noter
Aucun commentaire
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.