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LES YEUX DU CHAT

Un poison

Le vendredi 15 janvier 2016 à 00:16, posté par Brett · 258 lectures

Illustration du poème « Un poison »
Une bourrasque balaye les feuilles,
Les arbres, les pierres, les cercueils

Le soleil tombe dans la nuit
Comme une goutte de sang dans l' oublis.

"Ô, ciel scarifié de nuages
Je part pour un grand voyage

Je m' en vais pour l' Élysée
Pour enfin me reposer:

Un Poison coule dans mes veines
Comme coule l' eau dans la Seine

Ce poison est pire que le cyanure
Que l' arsenique ou le mercure

Ce Poison c' est son visage
Qui revient tel les vagues sur le rivage."

Quand j' en parle, mes larmes jaillissent sans peine
Mes yeux sont à présent fontaines

Elle coulent le long de ma joue
Rempent jusqu' à mes genoux

M' innondent de tout leur corps
Et coulent encore et encore.

Dans mon âme, une fleur à poussée
Une fleur aux pétales ensanglantés

Une fleur toxique aux arômes délicieux
Mais aussi dangeureux

Le Poison me consume
Remplis mon esprit de brume.

Vastes paysages d' automne,
Teintés de rouge, d' orage et de jaune;

Soleils éblouissant d' étés,
Maculant vos célestes palais;

Premiers bourgeons de primtemps,
Ravivant les arbres dans les champs;

Délicats et doux flocons d' hiver,
Venant se poser sur notre Terre;

A tous, je vous dis Adieu
Car je brûle a petit feu,

Ce poison qu' est l' amour, m' a encore frappé,
Cette fois ci, je vais y rester.

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"Un poison"
Écrit par misterB
Achevé le 15 janvier 2015 à 00h17
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3 commentaires

nisti · le vendredi 15 janvier 2016 à 00:21

Pour le "teinté de rouge, d' orage et de jaune,"
Le "orage" est fait exprès, je ne tenait pas a mettre orange.

Philip (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 15 janvier 2016 à 08:28

Salut Nisti. Ah, encore une ambiance à la Buadelaire/Rimbaud. J'aime.
Toi qui habite dans le sud de la France,
tu évoques Paris (ma ville) et la Seine dans ton "Un Poison coule dans mes veines/Comme coule l' eau dans la Seine". Bien ! Mes promenades près de la Seine, à quelques pas de lieux que hantaient Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, m'évoqueront désormais ton "Poison".
"Ce Poison c' est son visage
Qui revient tel les vagues sur le rivage" : c'est très baudelairien (coup de gueule à Jeanne Duval ?). Tout comme la chute.
Continue d'écrire comme ça. Amitiés, Nisti. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

nisti · le vendredi 15 janvier 2016 à 12:12

A dire vrai, je crois que Baudelaire déteint sur moi sans que je l' en apperçoive. Ce n' était même pas un coup de gueule a Jeanne, mais cela y ressemble étrangement. Ô, Charles, monn maître poétique, est-tu dans mon àme? Mdrr bonne journée Philip, amitiés, Nisti

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