Variations Sur la Neige
Quelques mois sont passés,
Et la neige a recouvert
Le béton, de fissures lézardé,
Et les cicatrices, sur les coeurs ouverts.
Le sang n'est pas sec ; juste givré,
Il n'est pas apparent sous le verglas.
Aucune raison de se lamenter,
Sur des plaies qu'on ne voit pas.
Alors, un joli brouillard devant les yeux,
Elle avance avec moi sans regarder ;
Il y a un voile blanc et vaporeux
Sur nos mains chastement liées.
Sourires, cachant en ce sanctuaire
Pleurs orageux et muets,
Larmes douces et amères.
Rires qui sont là pour enfermer.
-----------
L'épouvantail se balance sous le vent ;
Il n'inspire rien aux corbeaux, si ce n'est pitié.
Et la neige a recouvert
Le béton, de fissures lézardé,
Et les cicatrices, sur les coeurs ouverts.
Le sang n'est pas sec ; juste givré,
Il n'est pas apparent sous le verglas.
Aucune raison de se lamenter,
Sur des plaies qu'on ne voit pas.
Alors, un joli brouillard devant les yeux,
Elle avance avec moi sans regarder ;
Il y a un voile blanc et vaporeux
Sur nos mains chastement liées.
Sourires, cachant en ce sanctuaire
Pleurs orageux et muets,
Larmes douces et amères.
Rires qui sont là pour enfermer.
-----------
L'épouvantail se balance sous le vent ;
Il n'inspire rien aux corbeaux, si ce n'est pitié.
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4 commentaires
Philip (Jardin de Lune) · le vendredi 1 février 2019 à 06:04
En relisant ton profil, moi qui te suis depuis le début, j'ai vu la ré-écriture de ta présentation : tu considère comme nuls tes premiers écrits poétiques (Ah, les yeux du chat !!!), mais voyons, tu n'avais que 11 ans, et pour cet âge c'était vraiment pas mal.
Et puis, tu évoques Baudelaire.
Eh bien, dans cette "Variation sur la neige" écrite du haut de tes "presque vieux 17 ans" (!!!), l'on mesure le chemin parcouru, et la prégnance de ce triptyque de poètes que furent Baudelaire, Verlaine et Rimbaud. Bien sûr, il serait fallacieux de te comparer à ces trois poètes, mais dans l'intention et la recherche d'ambiance à travers tes mots, il y a un peu des trois. J'apprécie le choix de mots qui arrivent là où on ne les attteint pas. Et la thématique "subliminale" dirais-je du poème, mais utilisant métaphoriquement la neige, le béton des villes et tant d'autres choses, confèrent une originalité au message.
Les deux vers orphelins conclusifs, de la fin, sont d'un bel impressionnisme poétique, très fin du XIXème siècle poétique.
Bravo, et je suis sincère.
Amitiés. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
liameliavq · le vendredi 1 février 2019 à 10:19
Philip voit avec raison l'influence de Verlaine, Rimbaud et Baudelaire, et C'est un sacré compliment !
Au plaisir de te lire à nouveau.
Bisous.
LN.
nisti · le samedi 2 février 2019 à 15:15
Tout d'abord, permets-moi de te remercier pour le commentaire que tu as laissé. Le fait que tu aies Vu des similitudes, même infimes, avec l'écriture de ces trois grands poètes me fait très plaisir, surtout pour Baudelaire, qui est mon poète préféré.
Le froid convient bien actuellement, et m'a bien inspiré (même si j'aurais voulu que ce soit dans des lignes un peu plus gaies).
Quant aux deux derniers vers, je n'étais pas sûrs qu'ils eussent leur place ici, étant donné que sur la forme et leurs images, ils ne conviennent pas vraiment au reste, mais bon...
Enfin bref, merci beaucoup et au plaisir de te lire !
nisti · le samedi 2 février 2019 à 15:28
Merci beaucoup pour votre commentaire. Il est vrai que j'écris depuis longtemps, et que, heureusement, mon style à évolué, normalement je suis plus modeste, mais un peu de vantardise ne fait pas de mal 😂
Comme Philip vous retrouvez des influences de Baudelaire, Verlaine et Rimbaud, et j'en suis très touché.
Merci pour ce que vous avez écrit, mes amitiés
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