tant que...
Tant qu’on regardera les étoiles
Qu’on imaginera le sommet des montagnes
Tant qu’on osera dire non
Aux mirages et aux illusions
Celles qui veulent nous manger l’âme
Nous digérer l’esprit et nous rejeter ânes
Qui n’ont pour seul horizon
Qu’une carotte qui fane
Et des milliers de bâtons
Tant qu’on s’effraiera
Du monstre dans l’armoire
Du croquemitaine au fond du placard
Et des grincements dans le noir
Tant que l’on oubliera
La conjugaison du verbe avoir
Première personne singulier attention au cas
Et les dates de l’Histoire
Qu’on aimerait effacer
Hissé sur la pointe des pieds
D’un geste de mouchoir
Là haut sur le grand tableau noir
Grave et triste comme la mémoire
Du monde des hommes des temps écroulés
Ce serait de la poussière de craie
Que le vent du sommet des montagnes
Viendrait souffler
Tant qu’on pourra dessiner
Du bout du doigt sur le ciel
Des chameaux à trois bosses
Des années à deux étés
L’unique roue du carrosse
D’un roi sans royaume ni sujet
Ecrire sur les nuages
L’ébauche d’un conte de fées
Gonfler ses joues et souffler
Très fort pour les pousser
Très loin vers le pays sauvage
Très inconnu et très reculé
Où seuls sont allés
La tempête et l’orage
Tant qu’on pourra écouter
La mer dans les coquillages
Les yeux fermés
Assis sur le sable
Tout doux sous les pieds
Le regarder filer entre les doigts
Comme un sablier rien qu’à soi
Tant qu’on pourra accorder
Au temps quelques grains
A retenir au creux de la main
Alors à l’heure du rêve nos vies seront réglées
Alors l’heure du rêve à chaque seconde pourra sonner
Qu’on imaginera le sommet des montagnes
Tant qu’on osera dire non
Aux mirages et aux illusions
Celles qui veulent nous manger l’âme
Nous digérer l’esprit et nous rejeter ânes
Qui n’ont pour seul horizon
Qu’une carotte qui fane
Et des milliers de bâtons
Tant qu’on s’effraiera
Du monstre dans l’armoire
Du croquemitaine au fond du placard
Et des grincements dans le noir
Tant que l’on oubliera
La conjugaison du verbe avoir
Première personne singulier attention au cas
Et les dates de l’Histoire
Qu’on aimerait effacer
Hissé sur la pointe des pieds
D’un geste de mouchoir
Là haut sur le grand tableau noir
Grave et triste comme la mémoire
Du monde des hommes des temps écroulés
Ce serait de la poussière de craie
Que le vent du sommet des montagnes
Viendrait souffler
Tant qu’on pourra dessiner
Du bout du doigt sur le ciel
Des chameaux à trois bosses
Des années à deux étés
L’unique roue du carrosse
D’un roi sans royaume ni sujet
Ecrire sur les nuages
L’ébauche d’un conte de fées
Gonfler ses joues et souffler
Très fort pour les pousser
Très loin vers le pays sauvage
Très inconnu et très reculé
Où seuls sont allés
La tempête et l’orage
Tant qu’on pourra écouter
La mer dans les coquillages
Les yeux fermés
Assis sur le sable
Tout doux sous les pieds
Le regarder filer entre les doigts
Comme un sablier rien qu’à soi
Tant qu’on pourra accorder
Au temps quelques grains
A retenir au creux de la main
Alors à l’heure du rêve nos vies seront réglées
Alors l’heure du rêve à chaque seconde pourra sonner
Note : 9/10
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5 commentaires
paulette · le jeudi 6 avril 2006 à 23:21
Kertach Mohamed · le vendredi 7 avril 2006 à 12:44
amandine(tiamour41) · le samedi 8 avril 2006 à 09:07
lara141181 · le mardi 20 juin 2006 à 17:31
Almostakbil · le mercredi 6 septembre 2006 à 23:51
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