Conciliabules
Mes mains en doux conciliabules
Glissaient sous sa jupe fendue
Elle aimait tant les préambules
Que près d'elle, tendre et tendu
Je serais resté héroïque,
Jusqu'à l'aube, s'il eût fallu...
Ces soupirs traversaient l'espace
Troubles aveux de son plaisir
Et sur sa peau, restait la trace
De mes morsures à loisir.
Je supportais ce lent supplice
Qui tient l'amour au garde-à-vous
Escomptant les futurs délices
Que je demandais à genoux
Ma tête enfouie sous ses dessous
Buvant sa source et ses sursauts
Jusqu'à ce qu'elle soit repue
Et que je franchisse à la fin
Cette porte tant attendue
Où s'assouvissait notre faim...
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
4 commentaires
didou · le dimanche 1 avril 2012 à 08:32
Au plaisir de vous lire si je puis dire
amitié didou ---
http://www.mespoemes.net/didou
José · le dimanche 1 avril 2012 à 10:22
numa · le dimanche 1 avril 2012 à 14:19
Mais ce n'est que mon humble avis...
J'avoue que j'ai du mal à lire certains poèmes d'Apollinaire, dont les mots crus me mettent mal à l'aise !
Pourtant, je ne crois pas être pudibonde, mais je le ressens ainsi !
http://www.mespoemes.net/numa
melifica · le vendredi 28 septembre 2012 à 10:47
La poésie exprime dans un bouquet des mots toute notre sensualité,notre envie de vivre et parfois l'on se demande qui est l'auteur, un homme , une femme et selon ce que nous sommes nous l'exprimons avec notre ressenti qui n'est pas forcément l'expression de l'autre. Toute la force du poète est d'exprimer l'ambiguité voilà l'art. Je n'ai pas dit que le poète est installé entre les deux, je dis que exprimer l'ambiguité est sa force et son talent.Alors Numa dis moi qui es tu?
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.