En mémoire d'un jour sanglant

En mémoire d’un jour sanglant
A travers notre Capitale,
Paris ! L’oeil vif à l'Orient,
Un soir, vit l’Ombre radicale.
La haine était au rendez-vous,
Scandée, au son de la mitraille,
Par des hommes de mauvais goût
Ne s’adaptant à nos Semailles.
Allah’akbar nous sommaient-ils !
Les yeux sortis de leurs orbites ;
Fanatisés pour un profil,
A qui aura la mort subite.
Sans défense aux exactions,
Un à un, des femmes des hommes,
Se distrayant à leurs façons
Entre gens divers que nous sommes,
Tombaient, dans le sang du fracas
Des canons d’une cause obscure…
Distante aux volontés d’Allah,
Sur l’innocence et vous l’assure.
Il me semblait qu’un Créateur
Fit les hommes à son Image
Dont l’harmonie en des Valeurs
Rendrait plus vert le Pâturage.
Tel un poète l’écrivit,
Dans son jardin nommé La Terre,
La guitare en main, Moustaki
En secret plaide une prière…
Si bien « Quand on n’a que l’amour »
Qu’implora Brel de ses deux lèvres,
Dieu, l’invente ! depuis toujours…
Dans notre coeur comme une fièvre.
Alors fleurit la Liberté,
Selon chacun son origine,
Et devenons sans se cacher !
Un Arbre, issu de ses racines.
( Droits réservés )
A travers notre Capitale,
Paris ! L’oeil vif à l'Orient,
Un soir, vit l’Ombre radicale.
La haine était au rendez-vous,
Scandée, au son de la mitraille,
Par des hommes de mauvais goût
Ne s’adaptant à nos Semailles.
Allah’akbar nous sommaient-ils !
Les yeux sortis de leurs orbites ;
Fanatisés pour un profil,
A qui aura la mort subite.
Sans défense aux exactions,
Un à un, des femmes des hommes,
Se distrayant à leurs façons
Entre gens divers que nous sommes,
Tombaient, dans le sang du fracas
Des canons d’une cause obscure…
Distante aux volontés d’Allah,
Sur l’innocence et vous l’assure.
Il me semblait qu’un Créateur
Fit les hommes à son Image
Dont l’harmonie en des Valeurs
Rendrait plus vert le Pâturage.
Tel un poète l’écrivit,
Dans son jardin nommé La Terre,
La guitare en main, Moustaki
En secret plaide une prière…
Si bien « Quand on n’a que l’amour »
Qu’implora Brel de ses deux lèvres,
Dieu, l’invente ! depuis toujours…
Dans notre coeur comme une fièvre.
Alors fleurit la Liberté,
Selon chacun son origine,
Et devenons sans se cacher !
Un Arbre, issu de ses racines.
( Droits réservés )
20 commentaires
nisti · le samedi 16 janvier 2016 à 23:46
Le dernier quatrain est pour moi le meilleur, amitiés, nisti
Loïc · le dimanche 17 janvier 2016 à 00:35
Mes amitiés Oliver ! Loïc
http://www.mespoemes.net/cellox
bluegirl · le dimanche 17 janvier 2016 à 01:13
Certes tu parles de distance avec Allah, mais ne donne pas d'autres éléments qui étayent cet adjectif qui me semble pourtant essentiel.
Le fanatisme n'est-il pas pour toi indissociable de l'islam ?
En tout cas, ce dernier quatrain est en effet apaisant avec ce beau rapport entre l'arbre et l'authenticité des origines.
Amitiés, Lola.
mespoemes.net/bluegirl
Micheline 1940 · le dimanche 17 janvier 2016 à 04:15
Je trouve votre texte parfaitement parfait, et avec combien de retenue vous avez exposé le crime affreux dans l'innommable ! Un bel exercice !
Bien amicalement,
Micheline
euphonie0 · le dimanche 17 janvier 2016 à 08:39
Marie
oliverjane1950 · le dimanche 17 janvier 2016 à 16:09
Poétiquement votre.
brouilleur59 · le dimanche 17 janvier 2016 à 16:20
Je crois que nous payons nos années de laxisme et que nos dirigeants ont confondu laïcisé et laxisme en mettant de côté nos fondements de république libre
Au plaisir de te relire
B59
oliverjane1950 · le dimanche 17 janvier 2016 à 16:32
Je vais donc faire chauffer ma cervelle pour changer deux trois mots !
Merci à toi d'être venu me lire.
Amitiés
oliverjane1950 · le dimanche 17 janvier 2016 à 16:47
Amitiés
oliverjane1950 · le dimanche 17 janvier 2016 à 17:01
Amitié.
oliverjane1950 · le dimanche 17 janvier 2016 à 17:16
Amitiés
oliverjane1950 · le dimanche 17 janvier 2016 à 17:31
Bonne journée
Merci
Ivydall/ worrell02 · le dimanche 17 janvier 2016 à 21:59
Le cœur n'est point dur
Que cela arrive un jour
Hélas, rien n'est moins sur !
Au plaisir de te lire Oliver.
Amitiés, Ivy
oliverjane1950 · le lundi 18 janvier 2016 à 01:29
Amitiés, Oliver.
domidom · le lundi 18 janvier 2016 à 13:40
Qu'importe le Dieu que nous vénérons....
Le Coran ne prêche pas la haine, seul l'humain, par sa bêtise, prêche la barbarie....
Là où transite la haine il ne peut y avoir de paix....
Merci pour ce beau texte poétique et réaliste....
Bises, Domie...
wwwmespoèmes.net/domidom
oliverjane1950 · le lundi 18 janvier 2016 à 23:42
Bonne nuit…
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mardi 19 janvier 2016 à 10:51
Me voici sur le premier des poèmes de ton retour. Désolé pour ce retard à te répondre, je n'avais pas zappé ton retour, mais mille choses à faire et beaucoup de commentaires.
Ton poème de retour fut un hommage de plus à l'horreur que nous avons vécue.
Mais il se veut indéfectible foi en la liberté. J'y vois un message d'amour.
Je voulais souligner les ambiguïtés (elles ne viennent pas de toi, rassure-toi) qu'il y a inévitablement en ce qui concerne l'Islam. Normal, c'est différent des religions judéos-chrétiennes. Tout comme Lola me le soulignait en répondant à un de mes coms, par exemple, il faut savoir que le vrai sens (ou plutôt "originel", comme le dit Lola) du mot djihad, c'est l'effort. Un effort sur soi, une épreuve que l'on s'impose. On y trouve d'intelligentes explications et pas partisanes chez Tariq Ramadan, par exemple, hélas controversé pour plein de raisons, dans le monde occidental.
Mais je suis rassuré quand au message d'amour universel que nous sommes nombreux et toi aussi, à marteler. Je crois que c'est tout le sens de ta phrase "cause obscure…
distante aux volontés d’Allah". Oui, sinon obscures, les causes sont bien entendu ailleurs et non rien à voir avec les volontés d'un Dieu qu'il portât le nom d'Allah, Jéhovah ou Dieu. Si l'être humain s'astreint à l'effort pour gagner sa dignité (aux yeux de lui-même, des humains et de Dieu, s'il est croyant) il y aura alors de l'espoir.
Je te dis à bientôt, Oliver. Amitiés. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
oliverjane1950 · le mardi 19 janvier 2016 à 17:47
« Paris ! L’œil ouvert au Coran » pour « Paris ! l’œil vif à l’Orient »
« Des canons d’une Foi obscure » par « Des canons d’une cause obscure »
J’ai enlevé le mot « Coran » afin de ne pas faire croire au lecteur que ce Livre Saint, serait l’enfer !
Et le mot « foi » qui est souvent, inconsciemment, lié à la religion… par « cause ».
Dans le poème, les martyrs, sont les innocents qui tombent sous le bruit sanglant ( le bruit sanglant est une « image » bien sûr) des kalachnikovs qui défendent une cause obscure que prône les dirigeants terroristes.( je n’emploie pas volontairement le nom qu’ils se donnent…puisque se sont des fanatiques, ce qui est contraire à la sainteté…)
Il est bien difficile d’expliquer en peu de vers un événement comme celui-ci. Je pense que maintenant, le lecteur, n’aura aucune difficulté à comprendre que ce n’est pas Allah, le méchant !!! car là n’est pas ma pensée…
Amitiés
Ivy · le vendredi 22 janvier 2016 à 14:17
Le mot 'foi' peut se traduire aussi par une totale confiance.
Je profite pour te dire que j'ai rebondi sur ta dernière réponse pour développer le commentaire; "Quand on n'a que l'amour.." Je le posterai prochainement.
Amitiés
Ivy · le vendredi 22 janvier 2016 à 14:20
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