A toi qui souffres

Mon frère, comme toi, j’ai subi les épreuves
que l’existence inflige à ceux qu’elle a choisis :
Comme toi, j’ai connu la source où tu t’abreuves
d’absinthe, comme toi, mangé les pains moisis,
celui de la misère et celui de l’absence,
quand seul le désespoir cerne notre horizon…
le pain de solitude et le pain de l’errance
lorsque le blé coupé flambe de déraison.
Mais rien, non rien ne vaut le ciel bleu de septembre
où l’oiseau blanc se lève et reprend son envol !
Rien ne vaut les étangs moirés d’opale et d’ambre
ni les secrets de lune épandus sur le sol…
Souvent, lassé du monde et de ces temps moroses,
j’en détourne mes yeux et porte mon regard
vers cette vérité poétique des choses
qui demeure pour nous notre meilleure part.
Mon frère, comme moi, pose un peu ta besace…
Sache, au bord du chemin, quelques instants, t’asseoir…
Contemple le cortège innombrable qui passe
de tous ces chercheurs d’âme et mendiants d’espoir.
Et tu prendras alors plus peine à leur souffrance
qu’à la tienne : ton mal sera surtout le leur…
Tu vivras pour apprendre aux autres l’espérance
en un monde meilleur.
Vital HEURTEBIZE ( contemporain )
que l’existence inflige à ceux qu’elle a choisis :
Comme toi, j’ai connu la source où tu t’abreuves
d’absinthe, comme toi, mangé les pains moisis,
celui de la misère et celui de l’absence,
quand seul le désespoir cerne notre horizon…
le pain de solitude et le pain de l’errance
lorsque le blé coupé flambe de déraison.
Mais rien, non rien ne vaut le ciel bleu de septembre
où l’oiseau blanc se lève et reprend son envol !
Rien ne vaut les étangs moirés d’opale et d’ambre
ni les secrets de lune épandus sur le sol…
Souvent, lassé du monde et de ces temps moroses,
j’en détourne mes yeux et porte mon regard
vers cette vérité poétique des choses
qui demeure pour nous notre meilleure part.
Mon frère, comme moi, pose un peu ta besace…
Sache, au bord du chemin, quelques instants, t’asseoir…
Contemple le cortège innombrable qui passe
de tous ces chercheurs d’âme et mendiants d’espoir.
Et tu prendras alors plus peine à leur souffrance
qu’à la tienne : ton mal sera surtout le leur…
Tu vivras pour apprendre aux autres l’espérance
en un monde meilleur.
Vital HEURTEBIZE ( contemporain )
8 commentaires
larose · le samedi 17 mars 2012 à 23:24
bonne soirée!
amitié!
lesprosesdeslim · le dimanche 18 mars 2012 à 07:55
on ne saurait rester debout en lisant un aussi beau poème. Il faudrait pour cela prendre le temps de s'asseoir, de fermer portes et fenêtres, attendre que la nuit douce et profonde nous enveloppe de sa tiédeur printanière pour lire et relire ce poème touchant à tous les égards... Cher Oliver, comme à l'accoutumée, tu sais l'art non seulement de nous surprendre mais aussi de demeurer pareil à cette petite lueur d'espoir qui ne s'éteint jamais en ces moments pénibles de la vie où l'homme a beaucoup de mal à démêler le vrai du faux... Merci beaucoup pour ce partage. Amitiés. Slim.
José · le dimanche 18 mars 2012 à 10:44
didou · le dimanche 18 mars 2012 à 12:08
domidom · le dimanche 18 mars 2012 à 21:20
Mes amitiés....Domie...
domidom · le dimanche 18 mars 2012 à 21:23
Amitiés...Domie...
shine007 · le lundi 19 mars 2012 à 13:11
merci d'etre passé sur mon sites mister oliver;ce fut un honneur pour moi d'avoir trouvé un autre alto pour guidé mes pas dans la poesie française.
amicalement shine shneider
valchat · le mercredi 28 mars 2012 à 20:26
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