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AMAURYNE

Le lundi 29 février 2016 à 19:54, posté par ophelie · 88 lectures

Ton père dort du sommeil du juste,
Par une belle matinée de labeur,
Et tes rêves l'accompagnent,
Tout la-bas dans votre campagne.

Le Mistral chante sous le soleil,
Il vous raconte des merveilles,
Tu deviendras bientôt une femme,
Pour cela, ton père à du vague à l'âme.

Tu pourrais bercer de ton souffle,
Nul n'e est besoin, il t’emmitoufle
Il t’ensorcelle, il t'enchante,
Telle une mésange qui chante.

Un jour je m'en viendrais à Lourmarin,
Cueillir avec toi le romarin,
Frotter nos mains sur la lavande,
En regardant ses yeux amande.

Fillette, son savoir me remplit d'aise,
Ailleurs trop de voix qu'elle foutaise !
Embrume mon esprit par le mépris,
En tournant les talons, ma route j'ai repris.

J'irais par les sentiers de notre France,
Prendrais l' essentiel à ma Provence,
En passant cueillir des fleurs à Vaugines,
J'humerais quelques brins d'aubépine.

Toi, en quête d'herbe tendre et fine,
Pour ta blanche et douce Augustine,
D'une main tendue vers cette coquine,
Et de l'autre son pelage tu taquines.

En passant vers chez Marie-Louise,
J'irais grappiller du raisin à Anssouis,
Pour lui serais rouge coccinelle,
Et sur son épaule me poserais à tire d'ailes.

Tout comme ton chien Truffe je n'ai pas de collier !
Dans sa campagne nul besoin de prisonnier,
Tes petites mains frêles aux couleurs opaline,
Suffiront en tendresse aux jeux d'AMAURYNE.



écrit le 28/03/2015 . Pour mon pote et sa fille.
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