L'amante religieuse
Dans un pieux va-et-vient entre messe et promesse,
Mon amante me tient par ses mots délicieux.
Dans un vain va-et-vient entre fesse et confesse,
Mon amante appartient au Très-Haut dans les cieux.
Son missel est le sel de sa vie
Son missel est le gel de l’envie
Que j'avais de lui tendre les bras,
Que j'avais de la prendre ici-bas.
Sous le buis et la croix, la voilà qui s’incline
Et qui prie à genoux près du lit qui l’attend.
Dans la nuit de son choix, la voilà qui s’échine
Et qui crie tout à coup sous mon corps haletant.
Son missel est le sel de sa vie
Son missel est le gel de l’envie
Que j'avais de lui tendre les bras,
Que j'avais de la prendre ici-bas.
Je la sens loin de moi, sous ma croupe ondulante,
Dans le four ténébreux d’un vieux confessionnal
Où l’amante en émoi va prier, pénitente,
Qu’un amour lumineux la détourne du mal.
Son missel est le sel de sa vie
Son missel est le gel de l’envie
Que j'avais de lui tendre les bras,
Que j'avais de la prendre ici-bas.
Mon amante me suit mais je sais qui l’attire
Entre Lui, l’Éternel, ou bien moi, moribond.
Mon amante me fuit mais je fais de ma lyre
Un abri dans le ciel pour son cœur vagabond.
Mon amante me tient par ses mots délicieux.
Dans un vain va-et-vient entre fesse et confesse,
Mon amante appartient au Très-Haut dans les cieux.
Son missel est le sel de sa vie
Son missel est le gel de l’envie
Que j'avais de lui tendre les bras,
Que j'avais de la prendre ici-bas.
Sous le buis et la croix, la voilà qui s’incline
Et qui prie à genoux près du lit qui l’attend.
Dans la nuit de son choix, la voilà qui s’échine
Et qui crie tout à coup sous mon corps haletant.
Son missel est le sel de sa vie
Son missel est le gel de l’envie
Que j'avais de lui tendre les bras,
Que j'avais de la prendre ici-bas.
Je la sens loin de moi, sous ma croupe ondulante,
Dans le four ténébreux d’un vieux confessionnal
Où l’amante en émoi va prier, pénitente,
Qu’un amour lumineux la détourne du mal.
Son missel est le sel de sa vie
Son missel est le gel de l’envie
Que j'avais de lui tendre les bras,
Que j'avais de la prendre ici-bas.
Mon amante me suit mais je sais qui l’attire
Entre Lui, l’Éternel, ou bien moi, moribond.
Mon amante me fuit mais je fais de ma lyre
Un abri dans le ciel pour son cœur vagabond.
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1 commentaire
violette · le dimanche 5 juillet 2015 à 16:01
Elle reste au soleil
Agrippée sur la porte
Pendant des jours
Des heures
Sur ce chemin d’automne
Au vent fou de chaleur
Je veux faire la mante
Et dans sursaut de peur
Dévorer l’ennemi
Mâle fornicateur
Chemin vide
Oiseaux tus
Dahlias
Les pommes tombent
A l’étang de Bernou
Je peux rester là
Et mourir
Comme la mante
Je me tisse un cercueil
De mon filet de bave
Un cocon dur et gris
Invisible
Mais au printemps
Je ne renaîtrai pas
Je suis morte sans dol
Je suis la mante
J’ai mangé mon amant
Religieusement .
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